Bien chaussée, bien parfumée

Pour une femme, les souliers servent souvent à autre chose qu’à remplir une simple fonction de protection du pied (je ne cherche pas à faire du sectarisme non plus, beaucoup d’hommes accordent une grande importance au choix de leurs chaussures). Ils viennent généralement compléter la tenue ou l’agrémenter d’une touche qui viendra finaliser un style d’ensemble. Dans bien des cas, ils amènent de l’originalité, de l’élégance, de la sensualité et peuvent jouer un rôle important dans la séduction. On les choisit avec soin, pour leur style, leur forme, ce qu’ils semblent dégager et la manière dont on se sent lorsqu’on les porte.

La façon dont on choisit ses souliers finalement, est un peu la même lorsqu’on choisit un parfum : il faut qu’ils nous ressemblent, que l’on ait plaisir à les porter et il faut qu’ils transmettent une partie de notre personnalité aux personnes qui nous entourent. Une personne qui porte des baskets n’aura sûrement pas le même parfum que celle qui porte des talons aiguilles. Nez Bavard a donc pensé à ce petit guide de l’association juste : Bon soulier / bon parfum, pour votre plus grand plaisir.

Commençons avec la bottine que voici. L’allure moderne, la découpe géométrique et les talons démontrent une volonté d’être séduisante sans en faire trop. On pourrait très bien les voir sur une jeune femme citadine, bien habillée dans un style faussement décontractée en Zadig & Voltaire… Généralement, ces chaussures là aiment les odeurs modernes, innovantes, assez fraîches avec un côté propre présent. Un parfum féminin, mais pas sucré : Essence de Narciso Rodriguez, Chloé de Chloé.

Ici, on trouve un esprit ludique, un peu enfantin et rigolo avec les zébrures et la pointe framboise. Les pieds qui chaussent ces ballerines ont le sens de l’humour, et sans se prendre au sérieux, ils font attention à leur apparence. On recherche le confort, mais en étant bien habillée. Le parfum associé pourra être un peu sucré, avec des fruits dominants, un léger côté bonbon (et un beau flacon) : Délices de Cartier, Encens et Bubblegum d’Etat Libre d’Orange

Ici : Une pantouflarde riche et sexy. Sophistiquée voire un poil vulgaire, elle habite une grande maison avec du marbre dedans et passe beaucoup de temps à se maquiller et à se coiffer. Elle flâne en robe de chambre de satin, accordée bien sûr à ses mules d’un design raffiné et vaporeux. Ces mules se portent avec un parfum présent, à fort sillage, un peu ostentatoire et étalant la richesse. Dior Addict de Dior.

Les bottes violettes c’est quand même vraiment la grande classe… : le flashy décalé totalement assumé. Donc on n’hésite pas à en remettre une couche avec la marque la plus barge côté parfum : Comme des garçons. #3, Odeur 71 ou Guerilla 2 sont de bonnes options.

Aaaah l’élégance de la bride… Un bon classique, passe-partout et intemporel. Une marque de bon goût, une attention portée au « sans faute » et à l’allure toujours soignée. A porter avec un beau classique donc. Pour un classique moderne : on trouvera Iris Poudre par Pierre Bourdon pour Frédéric Malle tout à fait approprié ; et côté plus ancien : pourquoi ne pas opter pour le N°5 de Chanel ?

Alors, les Converses… Il fallait bien en parler ! Le souci avec ces chaussures, c’est que tout ou presque est permis, plus qu’avec les autres modèles. On reste, certes,  dans le décontracté, et les mettre avec un Joy ou un L’Heure Bleue serait peut-être un peu gâché. Selon la manière dont on les porte, à peu près toutes les options sont possibles : J’adore de Dior, Mûre et Musc de L’Artisan , Angel de Thierry Mugler,  Jean-Paul Gaultier Classique…

Voici celles que l’on n’oublie pas une fois qu’on les a vues… Et celle qui les porte n’est pas de celle que l’on oublie non plus. La séduction, l’érotisme et le fétichisme sont poussés à un très haut niveau (12 cm au moins) avec ces escarpins signés Christian Louboutin. Qui aime séduire armée de ces machines de guerre, jouera la vamp jusqu’au bout, et arborera un parfum de vamp digne de ce nom : Fracas de Robert Piguet, ou Black Orchid de Tom Ford.

J’aime bien ces chaussures… Une paire pour la ville, confortables, jolies dans un beau cuir marron-blond… Pour aller travailler, se promener, aller au cinéma. Du tous les jours basique et plaisant : un jean, une chemise et le tour est joué. A mettre donc avec un parfum de tous les jours “easy-to-wear” : Coco Mademoiselle de Chanel, Very Irresistible de Givenchy, Un Jardin en Méditerranée d’Hermès.

Pour finir, parlons bottes. Une belle paire de de bottes en cuir noir, au look cowboy se remarque plus que les bottines mais moins que les escarpins. Découvertes ou cachées, les bottes donnent de la prestance et du charisme et se marient donc mieux avec une fragrance qui peut les suivre, donc qui en jette un peu : Alien de Thierry Mugler, Beyond Love de By Kilian ou encore Rousse de Serge Lutens

Il y aurait évidemment encore beaucoup d’exemples à donner, et plein d’autres associations à faire. L’exercice, bien qu’un peu simplificateur, est amusant et retranscrit, je pense, assez bien une certaine réalité. C’est d’autant plus vrai bien sûr pour celles qui ont plusieurs parfums et qui font ce petit jeu peut-être même sans s’en rendre compte. Si le billet vous a plu, je pourrais recommencer sur le même thème ou sur une variation. Qu’en dites-vous ?

Une odeur très spirituelle

baby blue eyes
Depuis l’ouverture du blog, j’ai parfois pensé à utiliser le principe du billet invité, mais n’avais pas trouvé de co-auteur… Puis Furoshiki m’a proposé hier de publier un petit instantané olfactif. Voici donc ce qui est dit de ma chambre :

PoivreBleu n’est pas à Paris, il s’est absenté de la belle ville pour quelque temps au pays de la brique et de l’accent chantant. Après un passage express dans son antre, pour récupérer deux/trois choses indispensables à lui faire parvenir, voici un instantané olfactif pour les lecteurs et lectrices de son blog.

Ouvrir la porte et entrer non pas dans un lieu, mais dans une rhapsodie olfactive. La pièce est sombre, les volets sont fermés et ce qui frappe d’abord, c’est ce mélange très harmonieux de multiples senteurs qui ont tout imprégné. Rien ne domine et toutes se fondent subtilement. C’est comme entrer dans un coffret. Il faut fermer les yeux. Il y a là ensemble, l’esprit en suspension de : Cuir Beluga, Voleur de roses, L’Heure bleue, M7, Chanel n° 22, Cristalle, Eau noire, Bois Farine, Poivre piquant, Le Feu, Ambre précieux, White Aoud, Ambre Sultan, White Musk, Kiki, Chance… et tout ce qui à un moment ou à un autre a été pschitté, humé, vaporisé sur mouillettes ou sur la peau. Une vraie caverne de Nez Bavard, vous dis-je, et ce n’est pas fini…

Source de l’image : Baby blue eyes / Nemophila menziesii / ネモフィラ / ルリカラクサ – Photo par Tanaka Juuyoh, licence Creative Commons

Damned ! Qu’est devenu mon “For Her” ?

flacon-for her intenseSi vous ne saviez pas encore que j’avais un problème avec les flankers, ce billet est  votre réponse. Narciso Rodriguez vient de sortir une édition limitée, intitulée “For Her & For Him Musc Collection”. Laquelle viendra enrichir For Her d’une Eau de Parfum Intense, et For Him d’une Eau de Parfum.

Sincèrement, j’adore le travail de Narciso Rodriguez, je porte avec un plaisir non dissimulé l’eau de toilette et l’eau de parfum For Her qui sont pour moi une superbe réussite à tous les points de vue. J’admire Essence, pour ce qu’il apporte de moderne et de différent dans le paysage des parfums actuel (comme l’avait fait d’ailleurs For Her), même s’il ne me convient pas vraiment. Et enfin, For Him exerce sur moi un drôle d’effet magnétique que j’ai du mal à contrôler.

Je ne pensais pas que le virus du “flanker rapide” aurait touché ses parfums, mais ma visite hebdomadaire chez Sephora m’a rappelée à l’ordre. Je n’ai pas encore senti l’eau de parfum For Him, mais j’ai été franchement surprise en sentant l’eau de parfum intense For Her. L’intensité est relativement discutable (en tout cas sur moi), car je le trouve un peu fluet et il manque cette impression de richesse et de texture que l’on attend dans une version intense. Mais surtout, on a perdu toute la spécificité du parfum, et la signature olfactive si particulière qui avait fait son succès est totalement écrasée sous un bouquet de fleurs blanches somme toute assez banal. Exit le côté sombre et un peu sale que j’aimais tant, exit le caractère de l’accord musc-patchouli… La féminité de cette eau intense n’a plus grand chose à voir avec celle de l’aînée et moi, je préfère celle de l’aînée. Le jasmin, l’ylang-ylang et la fleur d’oranger qui composent cette nouveauté me laissent bizarrement une forte impression de lilas… Le fond retrouve tant bien que mal la touche de musc que l’on connaît, mais l’ambre y est plus présente.

Le parfum n’est pas mauvais, non. Mais il fait pâle à côté de son voisin et me donne une impression de fait “à la-va-vite” , ce qui est bien dommage, tant je suis sûre que cette marque est prometteuse dans ses créations parfums. Vous me direz, ce n’est qu’une édition limitée, bientôt je l’aurai oubliée !

Musc Collection “For Her Eau de Parfum Intense” ; 50ml et 100ml : 78€ et 100€

A Scent, Issey Miyake, Firmenich et autres joyeusetés

Les rencontres entre bloggers sont souvent synonymes de fort agréables moments… La journée du 3 septembre 2009 n’a pas fait exception à la règle.

Méchant Loup d’Olfactorum, Sixtine d’Ambre Gris et moi-même avons été réunis par l’équipe presse d’Issey Miyake (via l’agence Magic Garden) pour une matinée parfum. Accueillis dans les locaux parisiens de Firmenich, nous avons pu rencontrer une partie de l’équipe qui fut chargée de mener à bien le nouveau projet d’Issey Miyake. Onze ans après la dernière nouveauté : Le Feu (dont je reparlerai), les parfums Issey Miyake reprennent la route avec A Scent, une gifle de galbanum amortie par des coussinets jasminés. A Scent est une lecture puis une relecture du floral-vert classique, écrite dans une dimension plus moderne, chère à Monsieur Miyake : un peu comme si Vent Vert et Cristalle étaient les 45 tours vinyle que l’on avait transformés en MP3.

Le galbanum, colonne vertébrale du parfum, a dans celui-ci une dimension nouvelle que je n’avais jamais sentie. Ce qui est BD_3 flacons coterelativement normal, puisque le galbanum qui compose A Scent a été obtenu grâce à une extraction au CO², méthode dans laquelle Firmenich est largement investie, et qui lui confère une très belle transparence et luminosité. La dimension olfactive nouvelle de ce galbanum (qui brut me fait vraiment penser à des petits pois) a été assortie d’une construction qui s’est efforcée de rester sur cette ligne directrice de luminosité, comme l’explique très bien Daphné Bugey dans la vidéo disponible ici.

Au porté, la sensation est un peu schizophrène… L’ancrage classique du parfum est visible pour celui qui aime et connait ses Grands Verts. Mais la plupart des matériaux laissent une bonne impression de XXIe siècle, un peu comme ces cuisines laquées-acier-brossé équipées avec des fours dont les plans datent de 1900… On a, à l’arrivée, une sorte d’évidence, quelque chose que l’on connait déjà très bien, mais qui semble dépouillé des atours habituels. A Scent a, mine de rien, ce quelque chose d’un peu dérangeant, d’un peu bizarre de la vision futuriste, une sensation que je retrouve bien dans certains parfums Comme des Garçons. Mais j’aime cette vision de la parfumerie moderne, celle qui met en avant les avancées technologiques, les beaux matériaux de synthèse, et les constructions qui tirent le meilleur du naturel.

Ce n’est peut-être pas le type de parfum que je porterai tous les jours, mais j’aime A Scent pour l’idée aboutie qu’il représente. Comment transformer un élément aussi trivial que l’air en une idée puis une odeur ? Le but ici n’était peut-être pas vraiment de donner à l’air une senteur, mais plutôt de lui trouver une évocation. Dans cette perspective, l’idée d’un air chargé de vert de Daphné Bugey est une idée parmi d’autres. Qu’est ce qui vous vient à l’esprit (comme odeur) lorsque vous pensez à l’air ? En tout cas l’équipe de Firmenich et d’Issey Miyake se sera bien creusé la cervelle à ce sujet ! Pour ma part, c’est encore et toujours, l’odeur de zinc des toits de Paris qui me revient. Et vous ?

A Scent est disponible en 50ml, 100ml et 150 ml dans son très beau flacon mis au point par Arik Lévy.

Helena Rubinstein : Wanted

Comment accueillir le nouveau parfum d’une  marque qui est restée absente 26 ans dans ce secteur ? Nez Bavard a quelques idées à vous donner pour que cette nouvelle rencontre se passe au mieux.

Tout d’abord, il n’est pas bête de partir du constat que ce parfum se devait, pour l’image de la marque, d’être une réussite. En effet, la marque Helena Rubinstein, dont la réputation n’est plus à faire concernant les cosmétiques, après une longue absence sur le segment parfum, ne pouvait raisonnablement pas se permettre de lancer sur le marché un produit sans travail de fond. C’est ce produit qui sera désormais pour quelques années sûrement l’empreinte olfactive de la maison. Même si nous avons peu d’informations sur le temps qui a été consacré à son élaboration, on devine dans ce parfum un soin certain apporté au choix des matières premières, à leur agencement et à leur développement sur le long terme.

Deuxièmement, ce parfum a été composé par 2 parfumeurs de grand talent : Carlos Benaïm et Dominique Ropion. Vouant à ce dernier une grande admiration, il m’était presque impossible de ne pas apprécier ce parfum. C’est donc l’un des points cruciaux de ma démonstration… Plus sérieusement, bien que je n’aime pas tous ses parfums, le travail de Dominique Ropion a toujours été dans son ensemble élégant, touchant et évocateur. Ce sont des qualités qui, en parfumerie, ne passent pas inaperçues dans une composition. Quoi qu’il en soit, cette écriture à 4 mains avait toutes les chances d’être réussie, car entourée par de bons chefs d’orchestre.

demi-moore-et-wanted

Enfin, le travail autour du magnolia est assez peu commun en parfumerie pour que l’on ait envie de voir à quoi ressemble

un parfum construit autour d’une note bois-magnolia. Présentement, c’est le cèdre et le santal qui, associés à une essence de magnolia, rythment le coeur et le fond de la fragrance. Ainsi que nous pouvons le lire sur le site d’Octavian Coifan, Dominique Ropion décrit la note magnolia comme un équilibre entre jasmin, rose et muguet et explique que cette essence développe principalement une note aromatique mais aussi un accord floral. La note aromatique est d’ailleurs très présente dans les 30 premières minutes (thym frais).

Finalement, ce parfum est à mon avis une très grande réussite. La description bois-magnolia m’effrayait quelque peu les premiers temps, car j’avais peur de découvrir un parfum trop “acide”. Mais le mariage avec l’ylang-ylang et l’héliotropine (à l’odeur poudrée, amandée, crémeuse) donne au parfum une vraie dimension sensuelle sans être téléphonée :  la note est nouvelle (ou semble l’être en tout cas). J’irai presque jusqu’à considérer que l’on pourrait être en présence d’un nouveau J’adore en puissance. Comme je le disais au début, ce parfum se devait d’être une réussite, et il fallait donc pour cela que le public le plus large puisse l’apprécier, en premier lieu les Américaines qui voudront se reconnaître dans ce parfum, mais aussi bien sûr les Européennes et pourquoi pas une clientèle plus nouvelle comme les Asiatiques. Ma comparaison n’est pas négative, Wanted n’est pas ennuyeux (espérons qu’il ne le devienne pas…), il a tout simplement l’envergure d’un classique.

Dernier détail, auquel je n’attache d’habitude pas d’importance, mais je trouve le flacon particulièrement réussi…

By Kilian : Back to Black

Back to Black / Aphrodisiac est la prochaine création à paraître de By Kilian. Celle-ci sera disponible en septembre dans les différents points de ventes habituels. Vous pourrez alors facilement faire porter le chapeau à La Rentrée pour faire avaler à votre porte-monnaie rabat-joie, que vous avez  absolument besoin d’un nouveau parfum pour bien recommencer le travail…

Back to Black a donné du fil à retordre à Nez bavard. En effet, celui-ci est alternativement perçu comme un ambré-boisé ou comme un tabac, mais tout au long du parfum, les impressions et les références olfactives se bousculent, ce qui rend sa lecture plus ou moins ardue.

flacon_Back to BlackL’entrée en matière me fait purement et simplement penser à un verre de cognac. C’est dans ce départ que l’on sent le plus la filiation entre les parfums By Kilian et l’univers des spiritueux. C’est dense, liquoreux, chargé d’arômes fruités, boisés et ambrés qui promettent de se déployer fastueusement sur la peau. Passée la première giclée de liqueur fruitée qui me fait personnellement penser à de la prune, le parfum se recouvre rapidement d’une couche de poudre de chocolat Van Houten, un peu amère (pour le pouvoir aphrodisiaque peut-être…).

La touffeur chocolatée aurait presque des accents de cuir, et l’on sent dans le coeur de la fragrance une référence au Bornéo 1834 de Serge Lutens. Il y a chez By Kilian un accent beaucoup plus prononcé sur les fruits et sur une rondeur chocolatée qui est présente chez Bornéo mais dans un écriture plus sèche. Le patchouli a bien sûr plus de place dans la création de Serge Lutens, chez By Kilian il sert à renforcer une note sensuelle très suave et très riche. La comparaison vaut vraiment le détour, car ces 2 parfums semblent presque se compléter et développent conjointement une atmosphère dense et enveloppante, un peu poudrée. Mais là où Bornéo s’engage fermement dans une cave de bonheur patchoulité, la liqueur fruitée de Kilian s’étire et poursuit son chemin dans une image de petits raisins secs gonflés de rhum et d’épices. J’ai vaguement l’intuition d’une fleur (peut-être une lavande?), mais très légère, visible seulement à travers un filtre ou un brouillard de miel épais.

Dans les derniers stades, le parfum semble vouloir tirer vers l’univers du café sans vraiment y parvenir. La référence est présente ainsi que les facettes de l’odeur du café (chocolat, vanille, tabac), mais le personnage principal est absent. Les volutes finales s’accordent cependant assez bien autour de ce thème. La tasse de café-vanille n’est pas loin, posée à côté de la pochette de tabac à odeur de miel, pendant que des lèvres rouges mordent dans un carré de chocolat noir à la framboise (très nette sur ma peau). La tasse finie, il reste une couche de miel foncé (celui des fleurs de montagne), encore une fois riche et épais qui s’en va doucement mais sûrement vers un fond de miel ambré-fumé.

L’évolution est résolument séduisante, avec ce qu’il faut d’attendu et de surprenant. J’ai pour ma part beaucoup apprécié le travail réussi autour des notes sucrées qui ne sombrent jamais dans de la confiture over-lourde, alors qu’il aurait pu être dangereux de travailler à la fois les fruits (dont une framboise très réaliste), le chocolat et le miel… Et pourtant, ma peau a tendance à faire ressortir cet aspect dans les parfums.

A découvrir donc pour les amateurs de fruités intelligents aimant les univers changeants mais affirmés.

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