Le blog du parfum où votre nez bavarde…
Archives pour octobre, 2007
Trois ambres au banc d’essai : Etro, Serge Lutens, Maître Parfumeur et Gantier
31/10/07
Dernièrement, le temps fraîchissant un peu à Paris, j’ai été prise d’une envie de chaleur olfactive. C’est tout naturellement que j’ai alors cherché à travailler les parfums ambrés, l’ambre étant le composant indispensable à toute composition « chaleureuse » qui se respecte.
Longtemps, en parfumerie, l’ambre a été utilisé sous sa forme naturelle : l’ambre gris, qui provient des concrétions intestinales du cachalot (un cétacé immense, pesant entre 20 et 50 tonnes) , produites en cours de digestion et évacuées par les voies naturelles. Flottant alors à la dérive, puis s’échouant sur les plages, l’ambre gris obtient son odeur caractéristique après plusieurs mois, voire plusieurs années d’exposition aux éléments (soleil, mer, vent…). Selon son état, son odeur développe des facettes boisées, camphrées, tabac, musquées… L’ambre gris est composé majoritairement d’ambréine (25 à 40%) et d’épicoprostérol (30 à 40%) qui sont des composants inodores. Parmi les substances odorantes, on relève l’ambrox qui est aujourd’hui recomposé en laboratoire de façon synthétique ou semi-synthétique (à partir d’éléments naturels). L’ambre était ( et est toujours) réputé pour ses vertus aphrodisiaques, il a été classé au Xe siècle par Ibn Haukal comme l’un des produits les plus importants du Maghreb.
Mais l’ambre gris n’est pas le seul composant à donner une note ambrée dans un parfum. Des plantes telles que le ciste qui produit une gomme résineuse appellée labdanum, ou l’ambrette dont on utilise les graines (mais de moins en moins) sont connues pour leurs tonalités ambrées, musquées, animales.
Pour me faire un avis sur ce composant et travailler mon nez correctement, j’ai recherché des parfums où l’ambre était vraiment dominant et autant que faire se peut, pur. Les parfums choisis ont été : Ambra de Etro, Ambre Sultan de Serge Lutens et enfin, Ambre Précieux de Maître Parfumeur et Gantier. Les trois parfums interprètent de manière différente un même composant, mais se réunissent sur une même sensation de rondeur suave plus ou moins vanillée et/ou sucrée.
Pour Ambra de Etro, on a : bergamote, citron, coriandre, géranium / patchouli, ciste / vanille, musc, ambre. Ma peau a une tendance naturelle à faire ressortir les aspects les plus sucrés dans un parfum, et ce qui m’a intéressée dans celui-ci, c’est que cet aspect est apparu sous forme légère, comme un sirop d’érable, juste au moment de la vaporisation, puis s’est finalement dissipé. Laissant place alors, au fil des heures, à une douceur musquée avec un ambre végétal (résineux), se concluant sur une touche
patchouli-vanille fluide mais bien présente. De ce parfum émane un ambre svelte, léger, qui tout en gardant la jolie rondeur de l’ambre le rend très facile à porter par tous les temps. Il est concentré en Eau de Cologne, mais sa tenue est très satisfaisante et suffisante lorsque l’on recherche juste une légère aura.
L’Ambre Sultan de Serge Lutens se compose de : coriandre, fleur de laurier / ciste, myrte, angélique, origan / ambre, santal, patchouli, styrax, baume tolu, benjoin. Je serais tentée de dire que ce qui sent le plus dans ce parfum est l’absence de vanille. Un élément qu’il est intéressant de relever lorsqu’on le compare à d’autres compositions ambrées plus courantes. Le benjoin « remplace » en quelque sorte la vanille et développe une sensation balsamique et ronde, mais pas sucrée. Les premiers instants, Ambre Sultan a une odeur assez mordante, fumée et animale. Une animalité soutenue par les épices et qui se poursuit tout au long de son évolution, le rendant légèrement rustique. Son fond est balsamique, et l’on retrouve un ambre-fumé distingué, en équilibre.
L’Ambre Précieux de Maître Parfumeur et Gantier : épices / encens, patchouli / vanille, ambre, baumes. C’est celui qui sent de la façon la plus classique à mon nez. C’est aussi celui qui se fait le plus séducteur et le plus enveloppant sur ma peau. L’ambre précieux se fait vraiment bijou : il pare. Voiles, volutes, rondeurs moelleuses, douceurs vanillées, … C’est un sublime parfum de sillage, intriguant ou dérangeant selon les goûts, qui révèle tous ses charmes sur la peau d’une femme (ou d’un homme). Sur ma peau en tout cas, il se sucre et s’arrondit nettement, donne une grande sensation de souplesse, assez féline. L’image du chat ondulant, au regard impénétrable et à l’allure nonchalante me convient parfaitement. Sa tenue est irréprochable et son sillage puissant. Blue Amber de Montale est très proche de cet Ambre Précieux mais je le dirais légèrement moins vanillé.
Trois parfums, trois expériences, qui ne conviennent pas aux même humeurs et aux mêmes moments avec pourtant un ambre central, chaque fois. Je n’ai pas de préféré. Je dirait qu’Ambra est le plus confortable, Ambre Sultan le plus surprenant, et Ambre Précieux le plus royal.
L’ambre est une matière adorable dans tous les sens du terme, mais qui, me semble-t-il, est utilisé aujourd’hui vraiment à toutes les sauces. Sa grande capacité a fixer la fragrance et à lui apporter chaleur et sillage fait qu’il est utilisé dans de nombreuses compositions, mais souvent sans grande habileté. Les parfums commentés aujourd’hui et d’autres comme L’Eau d’Ambre de L’Artisan Parfumeur ou Ambre Soie de la collection Armani Privé sont de beaux parfums où l’ambre a une place de choix au coeur de la composition.
Sources : Wikipedia, OsmoZ, Etro.com, www.cnrs.fr
Et vous, quels sont vos ambres préférés?
L’Œuvre Noire By Kilian II
18/10/07
Nous sommes aujourd’hui le 18 octobre 2007, soit 2 semaines après l’ouverture très remarquée du stand By Kilian au Printemps Haussmann. L’engouement pour la nouveauté ne s’est pas fait attendre! Le stand et ses parfums ont connu un vif succès en ce début de lancement, malgré le prix élevé de la marchandise.
J’ai pris mon temps il est vrai pour analyser ces parfums. Maintenant je dois tout mettre à plat et donner mon avis. Dans les différents commentaires que vous avez laissé dans le billet précédent, chers lecteurs, on peut lire plusieurs types de réactions. Mais j’ai surtout pu relever que je n’ai eu aucun « Whaou c’est somptueux! Magnifique! Exceptionnel! Du jamais-vu! ». Et c’est bien là mon propos… L’Œuvre Noire By Kilian, c’est un concept bien ficelé, vu de l’extérieur, soutenu par tout un tas de références littéraires… Dans le dossier de presse disponible sur le site de By Kilian, on peut lire :
« Pour moi, l’oeuvre noire, c’est celle qui brouille le coeur de Faust, celle encore qu’invoquent les sorcières de Macbeth, celle enfin qui embrume l’esprit de Rimbaud. Mais c’est aussi celle des textes du R&B d’aujourd’hui – 50 cent, Snoop Dogg, Pharell Williams –, chanteurs de la tentation, confrontés à la violence urbaine, comme Baudelaire avant eux et exprimée dans ses poèmes en prose ». Kilian Hennessy
A vouloir creuser un peu, le tout est pour moi légèrement confus, et surtout assez inaccessible pour une clientèle lambda. On va du bouclier d’Achille en relief sur les flancs des flacons (bien qu’il n’ait pas grand chose à voir avec celui décrit dans L’Iliade), aux textes de Pharell Williams, en passant par les poèmes de Baudelaire, Les Liaisons Dangeureuses de Pierre Choderlos de Laclos et la théorie alchimique…Ces références sont-elles là pour donner une notion d’intemporalité? Sûrement. By Kilian est une marque (de niche) comme les autres, elle a un concept, et défend son bout de viande, comme tout le monde. Je me demande tout de même parfois s’il est tellement nécessaire de travailler à ce point une idée, jusqu’à la rendre presque inintelligible pour les personnes extérieures. Que recherche-t-on ici? Prouver que l’on sait lire autre chose que du Barbara Cartland?
L’ensemble est très raffiné, esthétiquement, il n’y a rien à redire, c’est vrai. Je l’ai dit plusieurs fois dans mes billets, je pense que l’important dans une marque de parfums, ce sont… les parfums. Ce qu’il y a autour est souvent en trop et, dans la mesure du possible, ne doit pas trop influencer l’amateur de parfum. Mais… je trouve que dans la cas présent, la marque et ses créateurs se prennent un peu (trop) au sérieux. Enfin, personnellement, ça me fait un (petit) peu rire. Selon ce principe, le travail de Serge Lutens est beaucoup plus remarquable et en même temps plus discret.
Le grand atout de L’Œuvre Noire By Kilian réside dans ses matières premières, qui ont été choisies avec grand soin. La vie de ces parfums sur la peau est palpable, leur évolution est délicate, maîtrisée en un mot : raffinée. Chacun ayant une excellente tenue, cela va de soi.
Le grand défaut de L’Œuvre Noire By Kilian vient du fait que ces parfums n’ont rien d’exceptionnel en dehors des matières premières qui les composent. Je veux dire par là que les accords développés ont quasiment tous une inspiration venant de la parfumerie grand public ou de niche. Pendant les 2 premières heures au cours desquelles j’ai découvert ces parfums, j’ai été sciée. Parce que la qualité des matières prenait beaucoup de place, ce qui faisait que les parfums se démarquaient vraiment du reste. Mais très vite, l’impression de déjà-senti a pris la place : Love est une reprise en plus sucré du Flower Bomb de Viktor & Rolf (encore plus évidente dans l’extrême); Beyond Love c’est Tubéreuse de L’Artisan Parfumeur en moins crémeux (même si la tubéreuse est une fleur difficile à travailler et à rendre inédite, la ressemblance est trop évidente pour ne pas être relevée) ; A Taste of Heaven est un mélange de Pour Un Homme de Caron (en tête) avec Fou d’Absinthe de L’Artisan Parfumeur ; Liaisons Dangeureuses reprend l’accord fruité-rose-bois très en vogue comme le signale un lecteur dans le billet précédent vu notamment dans les Juliette Has A Gun. Straight to Heaven et Cruel Intentions sont les plus originaux à mon nez.
A Taste of Heaven et Straight to Heaven sont mes préférés (les 2 masculins), parce qu’ils ont sur moi une dimension intéressante : de confort pour A Taste of Heaven et d’androgynité pour Straight to Heaven.
Mon opinion sur la marque est en définitive assez neutre. Je ne suis ni convaincue, ni emballée. J’ai beaucoup apprécié le beau travail qui a été fait au niveau des composants, en même temps que j’ai été déçue par le manque de parti pris olfactif et l’aspect grandiloquent du concept. J’attends de voir ce qui va venir puisque d’autres parfums sont sûrement prévus et/ou un élargissement de la gamme.
Sources : www.bykilian.com (photo de Kilian Hennessy)
L’Œuvre Noire By Kilian
4/10/07
Nez Bavard a fait la connaissance de l’oeuvre de Kilian Hennessy aujourd’hui. Ce nom vous est familier? C’est bien normal, il s’agit bien du même H que dans LVMH. Kilian Hennessy, petit-fils de l’un des fondateurs du groupe LVMH et héritier d’une famille d’industriels du cognac, se lance aujourd’hui dans les parfums d’exception. Voilà une nouvelle marque de niche, avec tout ce qu’elle suggère de plus excitant et de plus dangeureux aussi.
Une sortie exclusive au Printemps Haussmann à Paris, un stand laqué noir hyper sobre et hyper chic. 6 parfums, 6 fontaines en forme de fûts de cognac, 1 modèle de flacon et d’écrin, sur lesquels est reproduite une partie du bouclier d’Achille. Car un parfum By Kilian confère au porteur 2 choses : le pouvoir de séduction et la protection (l’objet est conçu comme un talisman). Un concept intéressant, plutôt nouveau, et surtout très luxueux, à en faire pâlir la Private Blend de Tom Ford qui peut apparaître ici comme le concurrent direct (diffusé en France en exclusivité aux Galeries Lafayette et au Bon Marché). Rien qu’à voir les écrins individuels, on est déjà bluffé… Et il vaut mieux l’être, pour dépenser la modique somme de 165 € comme prix de départ, comprenant : un flacon de parfum 50 ml rempli, un écrin laqué noir, tapissé de satin et sa clé. Rassurez-vous, la recharge à la fontaine ne coûte que 69 € (pas à la portée de toutes les bourses certes, mais calé sur les prix du marché actuel).
Les parfums sont au nombre de 6, et se divisent en 3 catégories :
- Les Ingénues, 2 parfums féminins
Love by Kilian, Don’t be shy : bergamote, néroli / poivre rose, coriande / chèvrefeuille, eau de fleur d’oranger, absolu f. d’oranger, absolu jasmin, concrète rose, iris / civette reconstituée, sucre caramélisé, absolu vanille, absolu ciste labdanum, musc blanc.
Un féminin ouvertement sucré qui recherche l’accord guimauve.
Beyond Love by Kilian, Prohibited : noix de coco / absolu jasmin, concrète tubéreuse, absolu tubéreuse, accord vert et accord pétale de tubéreuse / ambre, musc tonkin reconstitué.
Un féminin vénéneux pour le soir.
- Les Paradis Artificiels, 2 parfums masculins
A Taste of Heaven by Kilian, Absinthe verte : bergamote, géranium / absolu f. d’oranger, absolu rose, absinthe verte, essence de lavande, lavandin, absolu lavandin, concrète lavandin / vanille bourbon.
Un aromatique liquoreux (l’un des meilleurs à mon nez).
Straight to Heaven by Kilian, White Cristal : absolu Rhum, fruits secs / noix de muscade, hédione, accord bois de cèdre / patchouli, ambre gris, absolu vanille, musc blanc.
Un boisé transparent.
- Les Orgies Parisiennes, 2 parfums mixtes
Liaisons Dangereuses by Kilian, Typical me : noix de coco / absolu pruneau, accord prune de Damas, bourgeon de
cassis, pêche confite, cannelle, graines d’ambrette, rose, géranium / santal, mousse de chêne, vétiver, bois blond, vanille, musc blanc.
Une rose fruitée et juteuse.
Cruel Intentions by Kilian, Tempt me : bergamote, néroli / violette, rose, bois de oud, papyrus, bois de gaïac / vétiver, santal, styrax, castoréum, vanille, musc.
Un parfum animal, sombre et dense.
Il y aurait encore bien des choses à dire sur l’Œuvre Noire by Kilian qui n’est pas sans rappeler le terme de l’oeuvre au noir qui en alchimie désigne la première des 3 étapes nécessaires pour accomplir la transmutation du plomb en or… Je n’ai pas souhaité donner mon avis immédiatement, je me laisse le temps d’analyser plus longuement ces parfums pour pouvoir par la suite en discuter. Une chose mérite cependant d’être signalée : de toute évidence, un grand soin a été apporté pour le choix des matières premières dont la qualité se ressent très vite au sniffage. C’est le travail de composition et de construction qu’il faudra ensuite décortiquer. Les deux parfumeurs sont : Calice Becker ( Love, Beyond Love, A Taste of Heaven, Liaisons Dangeureuses) et Sidonie Lancesseur ( Straight to Heaven, Cruel Intentions).
Le stand de by Kilian se trouve en exclusivité au Printemps Haussmann à Paris, vous pouvez vous y rendre dès à présent : le stand a ouvert ses portes aujourd’hui même. Les ouvertures à l’international sont prévues pour le 1er novembre environ, chez Bergdorf Goodman / New York et Aedes de Venustas / New York.
Pour plus d’informations consulter le site de By Kilian ici.
Sources : www.bykilian.com, wikipedia, osmoZ
Sisley : Soir de Lune
4/10/07
Soir de Lune est un parfum à l’ancienne, et qui le revendique. C’est un chypré, mais il n’a rien de la modernité des chyprés sortis ces dernières années comme Chance ou Narciso Rodriguez, au contraire, celui-ci sent un peu, il faut l’avouer les parfums de nos grand-mères. Sorti à une époque plus ancienne, il aurait été parfaitement en accord avec son temps, et aurait sûrement eu des airs de grand classique. Ici, c’est un peu pareil, sauf qu’il y a décalage. On retrouve dans Soir de Lune, une rose omniprésente, dense, chargée d’épices, qui s’approfondit sur la mousse de chêne et le patchouli. Cet aspect rétro lui apporte beaucoup de charme et de distinction.
C’est une sortie à contre-courant de la mode actuelle, dans le sens où il n’a rien de sucré, il n’est pas rond, pas musqué, pas poudré, pas « propre ». Il est au contraire puissant, sombre, terreux, incisif et sent le parfum. Il ne plaira pas à tout le monde, et je pense même qu’il est assez délicat à porter. J’ai rarement porté un parfum d’une puissance olfactive et d’une diffusion pareille. Beaucoup d’autres parfums actuels sont envahissants et présents, mais celui-ci est particulièrement incisif. Composé, en effet, d’absolu de rose de mai centifolia, d’absolu mimosa, de jasmin, et de muguet pour les fleurs, celles-ci lui donnent une charpente épaisse soutenue et intensifiée par un fond tout aussi robuste : mousse, patchouli et santal pour la profondeur, miel et pêche pour le liant. Le résultat parle de lui-même, un sillage particulièrement vigoureux, reconnaissable, une tenue exemplaire et une rémanence exceptionnelle. Ces même atouts peuvent le rendre tour à tour captivant ou irritant.
Lorsque je l’ai senti la première fois, je l’ai trouvé surtout très fort, même si on pouvait aisément discerner un vrai travail de construction et de choix des matières premières (ce qui se ressent dans le prix !), je l’avais alors laissé de côté, pensant y revenir à l’occasion. Puis, un matin, je l’ai reconnu dans le bus, sur une jeune femme brune deux rangs devant moi et qui lisait. Impossible de passer à côté, l’odeur de la jeune femme captait littéralement l’attention, en bien ou en mal, mais ne restait pas inaperçue…
Il est très intéressant de le voir évoluer sur la peau, car bien qu’il soit intensément ancré dans les chyprés, il a sa vraie personnalité, notamment parce qu’il est moins vert que les autres grands chyprés tels Miss Dior, Cabochard de Grès ou Aromatic Elixir de Clinique, dû à la présence de la rose, ici en grande quantité. En revanche, le porter tout les jours relève pour moi du défi car il sent vraiment toute la journée, et sature assez rapidement le nez sans un peu d’entraînement… Quoiqu’il en soit, il laisse une empreinte partout : dans les lieux où vous passez, sur les vêtements que vous portez, dans la mémoire des gens que vous rencontrez… Comme son titre le suggère, c’est un vrai parfum du soir, un beau parfum pour les grandes occasions, pour se faire remarquer.
Disponible dans toutes les parfumeries en 30 ml, 50 ml et 100 ml.
Voir le billet sur auparfum.com