Miller Harris : Cuir d’Oranger

Si je vous dis Laura Ashley, à quoi pensez-vous? A de beaux imprimés fleuris, couleur pastel et romantiques. Bravo, vous avez gagné !

Maintenant, si je vous demande le parfum que porte la jeune femme qui se trouve dans sa chambre dans une province anglaise, assise sur son fauteuil près de la fenêtre, lisant un roman? Un parfum de chez Miller Harris ! Encore gagné ! Mais vous êtes incroyable ! Et son ami ? Bon, bon, cela suffit, on a bien compris…
Ce petit questionnaire avait pour but de vous donner une idée, chers lecteurs, du sentiment qui s’est créé en moi lorsque j’ai découvert les parfums Miller Harris aujourd’hui. Un sentiment assez proche de celui que j’avais éprouvé en découvrant Creed, un mélange de ravissement puéril et d’ennui profond. C’est beau, c’est chic, c’est frais, mais tellement lisse… J’ai appris à apprécier les parfums Creed depuis la première fois, peut-être en sera-t-il de même pour ceux de Miller Harris, mais disons que pour le moment il n’y a pas eu de déclic. Jolies fleurs, beaux bois, pétillants agrumes. Mais jamais de surdose, de maniement périlleux ou de taches de couleurs. Alors on fait vite le tour, et on part voir ailleurs si l’herbe n’est pas plus verte.

Enfin, enfin, il faut tout de même saluer la qualité lorsqu’elle est là, l’exécution de ces parfums est tout à fait maîtrisée et les matières choisies offrent une belle profondeur aux fragrances. Notamment chez Cuir d’Oranger, le seul que j’ai essayé sur ma peau. Mon affection pour les cuirés s’est confirmée avec cette senteur à la fois joviale et brute. Le mariage fleurs d’oranger et cuir (bouleau-ciste) offre un contraste sec-moelleux intéressant sur la peau, sans que jamais le cuir ne devienne trop sec. Le chic et la préciosité anglaise émanent de ce parfum qui me laisse l’idée de quelque chose de classique et traditionnel. Il est d’ailleurs présenté ainsi sur le site de Miller Harris. Il fait partie de la dernière collection créée par Lyn Harris : Nouvelle Edition, qui comprend 8 parfums, que l’on peut désormais sentir au Bon Marché.

Je vais sûrement devoir recommencer, réessayer parce que je pense que ces créations ont encore des ressources, et que parfois en parfum, la première impression n’est pas toujours la bonne. Vous ne croyez pas ?

Commentaires

  1. Jerryb dit

    Bien d’accord avec vous, il ne faut pas resté sur une première impression mais quand ça ne vaut pas le coup, il ne faut pas perdre son temps ! Tout à fait d’accord, cette marque est lisse, ennuyeuse voire poussiéreuse et les matières sont moyennes (curieux assemblages de cheap et de beau). D’autres marques sont plus intéressantes.

  2. Nathalie dit

    J’ai la même affection que vous pour les cuirés, par contre, je ne connais pas les parfums Miller Harris, cependant je dirais que en général si le parfum parait lisse au premier abord, il est rare de craquer par la suite, même si cela peut arriver. Cela rejoint un peu ce que je disais dans un de mes récents billets, la beauté ne laisse pas indifférent, ce qui est trop harmonieux et qui veut faire trop joli, en arrive à être fade. Mais cela dit la première impression, c’est vrai n’est pas toujours la bonne… Je me suis trompée à plusieurs reprises et puis, je crois que c’est Octavian qui le disait, on est influencé par tellement de choses lorsqu’on sent un parfum, son humeur, l’endroit ou l’on se trouve et pleins de petits paramètres que l’on ne maîtrise pas bien et qui vont influencer notre jugement…

  3. Elisa dit

    Il y a peu de temps que j’ai découvert votre univers parfumé , et comme je veux le partager , le voilà nominé sur mon blog.
    en repartant, je laisse un peu de mon Heure bleue car ce matin, j’ai utilisé « mon sucrier de Madame » (si vous avez des infos sur ce bel objet, merci d’avance)
    Maintenant je vais passer sur le site de Miller Harris pour en savoir un peu plus
    bonne semaine

  4. noisette dit

    Hello Nez Bavard. Contente de te lire à nouveau ! Lors de notre séjour parisien de la semaine dernière, mon oeil a été attiré par une vitrine du magasin Old England consacrée aux parfums Miller Harris, et plus spécifiquement ‘Lair de rien’, que nous avions déjà senti chez Fortnum & Mason à Londres (et qui ne m’avait pas emballée). Et comme je savais que Foxy recherchait un cuiré, nous nous sommes engouffrés dans le magasin. Là nous avons retrouvé tout le monde anglo-saxon que nous avions découvert à Londres. Foxy a essayé Cuir d’Oranger, mais s’est finalement laissé tenter par le classique Royal English Leather de Creed… qui me fait penser à… l’Heure bleue (possible ?). Quant à moi, je vais sans doute craquer pour ‘Terre de bois’ de Miller Harris : en effet, une senteur fraîche et ‘propre’ très anglo-saxonne, mais tout de même très fine je trouve. Nous retournons à Paris le 1er we d’avril, ce sera l’occasion ;-)

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