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	<title>Poivre Bleu &#187; Oriental</title>
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	<description>Le blog du parfum où votre nez bavarde...</description>
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		<title>Thierry Mugler : Angel Eau de Toilette</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Oct 2011 20:45:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Poivrebleu</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Commençons par une information de la plus haute importance : Je veux être Eva Mendes. C&#8217;est pas compliqué, débrouillez-vous, ce soir je vais me coucher, demain, quand je me lèverai, je serai Eva Mendes. La dernière fois, c&#8217;était à Jerry Hall que je voulais ressembler, mais bon, il faut vivre avec son temps n&#8217;est-ce pas]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2203" class="wp-caption alignleft" style="width: 235px"><a href="http://poivrebleu.com/wp-content/uploads/2011/10/Eva-Mendes-angel.jpg"><img class="size-medium wp-image-2203 " title="Eva Mendes angel" src="http://poivrebleu.com/wp-content/uploads/2011/10/Eva-Mendes-angel-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Angel Eau de Toilette avec Eva Mendes</p></div>
<p>Commençons par une information de la plus haute importance : Je <strong>veux </strong>être Eva Mendes. C&#8217;est pas compliqué, débrouillez-vous, ce soir je vais me coucher, demain, quand je me lèverai, je serai Eva Mendes. <a href="http://poivrebleu.com/2008/10/04/thierry-mugler-angel-perfume/" target="_blank">La dernière fois</a>, c&#8217;était à Jerry Hall que je voulais ressembler, mais bon, il faut vivre avec son temps n&#8217;est-ce pas ? Voilà, donc, partons du principe que ce point est acquis, maintenant on va peut-être pouvoir parler d&#8217;Angel Eau de Toilette.</p>
<p>Je ne reviendrai pas sur le thème du &laquo;&nbsp;C&#8217;est pas le bon parfumeur qu&#8217;on a choisi pour l&#8217;EDT&nbsp;&raquo;, le débat a fait rage sur d&#8217;autres blogs que le mien. Je pense d&#8217;ailleurs que ce débat est stérile dans la mesure où tous les acteurs de l&#8217;industrie sont responsables du vide intersidéral qui continue de régner sur la &laquo;&nbsp;paternité&nbsp;&raquo; des formules en parfumerie.</p>
<p>En revanche, je m&#8217;exprimerai volontiers sur l&#8217;arrivée à point nommé de cette eau de toilette. Vous l&#8217;avez sûrement remarqué comme moi, mais aujourd&#8217;hui, lorsqu&#8217;un parfum est lancé en EDP, il faut attendre, disons, 1 à 2 ans maximum pour voir l&#8217;EDT suivre, comme une gentille petite soeur, qui effectuera son travail de remplissage de l&#8217;espace visuel et sonore (&laquo;&nbsp;Laissez-moi vous faire essayer la NOUVELLE Eau de Toilette de Bidule-Chose Madame!&nbsp;&raquo;) pour la marque, ayant l&#8217;excuse d&#8217;être une nouveauté. Le but étant de permettre aux clientes qui auraient découvert l&#8217;EDP mais n&#8217;auraient pas succombé, de retenter leur chance avec une version un peu différente, plus légère, généralement un peu plus propre et plus fraîche. J&#8217;ai personnellement plus de facilité à entendre ce discours lorsque les deux concentrations sont lancées en même temps. Mais dans ce monde gouverné par la nouveauté, on ne peut pas se permettre de rater une occasion de faire du bruit !</p>
<p>Sur le cas d&#8217;Angel néanmoins, il y a prescription. Attendre 19 ans pour sortir une nouvelle concentration (L&#8217;EDP est sortie en 1992), c&#8217;est tout de même autre chose. Cela dit, la manière dont la création de ce parfum a été abordée s&#8217;appuie sur une tendance sérieuse en parfumerie depuis 2 ans, et qui est celle de réinterpréter les classiques. Le but étant de faire redécouvrir aux fidèles et surtout aux jeunes générations ces classiques (avec le but sous-jacent de faire repartir l&#8217;ensemble de la ligne).</p>
<p>La démarche des parfums Thierry Mugler sur cet opus n&#8217;est donc pas d&#8217;une originalité renversante, mais elle est logique, vu la tendance. Et puis, peut-être ai-je été influencée lors de mes tests pour cet article, mais en ressentant la version EDP, j&#8217;ai eu la sensation qu&#8217;elle appartenait à une autre époque. Cette impression restera sûrement très personnelle, car quoi qu&#8217;on en dise, la référence qui vend le plus de flacons en France, et j&#8217;insiste sur le nombre de flacons, c&#8217;est bien Angel EDP (Oui, parce qu&#8217;en terme de CA, on le sait, c&#8217;est Dior avec son J&#8217;adore de malheur&#8230;).</p>
<p>Et alors, cette EDT, elle réinterprète bien ? Je vous répondrai qu&#8217;une de mes inquiétudes avec l&#8217;arrivée de ce lancement, était de voir l&#8217;originalité des parfums de la maison Mugler se perdre dans les marasmes de la facilité, et enfoncer la porte ouverte de la fraîcheur proprette et fruitée qu&#8217;on nous ressert encore et encore depuis&#8230; bah depuis J&#8217;adore justement ! Le résultat, c&#8217;est que cette EDT, concrètement, est moins originale que sa grande soeur&#8230; Mais, elle a le mérite de garder la signature Mugler dans ses veines, et surtout la signature et l&#8217;esprit d&#8217;Angel&#8230; ce qui n&#8217;a pas dû être évident à réussir non plus. La structure se retrouve dans la fraîcheur de la tête, le fruité du coeur et l&#8217;aspect plus riche et plus dense du fond. La différence, c&#8217;est que cette fois-ci, la luminosité est entrée dans la rondeur et a redéfini assez radicalement l&#8217;effet apporté par chaque matière (cette luminosité qui est une autre des grandes tendances de fond depuis 3 &#8211; 4 ans). Les agrumes et les fruits rouges prennent plus de place dans le corps du parfum, alors que la dimension chocolatée est carrément revue en sourdine, voire a quelque peu disparu. Elle s&#8217;exprime toujours grâce au patchouli, mais un patchouli frais, un peu liquide et translucide (sûrement le résultat d&#8217;une distillation fractionnée et l&#8217;utilisation d&#8217;isolats spécifiques). Un fond boisé moderne (bois ambré et légèrement sec) apporte le twist final à cette EDT lumineuse et scintillante. Et au passage, le flacon sublime parfaitement cette sensation. L&#8217;EDT est ainsi plus montante, plus fraîche, résolument plus actuelle, et donc peut-être un peu plus consensuelle.</p>
<p>Si Angel EDP évoquait les sucreries, le chocolat et le caramel, l&#8217;EDT me fait penser à ces bonbons acidulés qui piquent la langue et vous font saliver. Quoiqu&#8217;il en soit, moi je salive toujours dans l&#8217;attente d&#8217;un nouveau Mugler, et il faut bien le dire, peu, très peu de marques en parfumerie savent encore nous maintenir dans cette attente.</p>
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		<title>Le dernier musqué – Frédéric Malle : Musc Ravageur</title>
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		<pubDate>Sun, 26 Jun 2011 10:36:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Poivrebleu</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chères lectrices, chers lecteurs, nous nous retrouvons enfin pour le dernier musc de ma semaine musquée, qui s&#8217;est légèrement allongée&#8230; (C&#8217;est parce que je cultive l&#8217;art du suspense&#8230;) Bref, passons aux choses sérieuses : Musc Ravageur n&#8217;est pas un musc. Hein ? Non, non, je ne vous prends pas pour des billes rassurez-vous. L&#8217;opus de]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2101" class="wp-caption alignleft" style="width: 197px"><a href="http://poivrebleu.com/wp-content/uploads/2011/06/01_musc_ravageur_100.jpg"><img class="size-full wp-image-2101 " title="01_musc_ravageur_100" src="http://poivrebleu.com/wp-content/uploads/2011/06/01_musc_ravageur_100.jpg" alt="" width="187" height="240" /></a><p class="wp-caption-text">Musc Ravageur - Editions de Parfums Frédéric Malle</p></div>
<p>Chères lectrices, chers lecteurs, nous nous retrouvons enfin pour le dernier musc de ma semaine musquée, qui s&#8217;est légèrement allongée&#8230; (C&#8217;est parce que je cultive l&#8217;art du suspense&#8230;)</p>
<p>Bref, passons aux choses sérieuses : Musc Ravageur n&#8217;est pas un musc. <em>Hein ?</em> Non, non, je ne vous prends pas pour des billes rassurez-vous. L&#8217;opus de Maurice Roucel pour les Editions de Parfums Frédéric Malle m&#8217;intéresse car il démontre en partie le pouvoir d&#8217;une appellation. Sorti en 2003, Musc Ravageur est un des derniers parfums, à mon sens, à jouer avec le terme &laquo;&nbsp;musc&nbsp;&raquo; dans la conception la plus animale du terme, ne serait-ce que par l&#8217;ajout de &laquo;&nbsp;ravageur&nbsp;&raquo; dans le titre, mais bien sûr et surtout avec la fragrance. Loin d&#8217;être dépourvue de muscs (au contraire), elle s&#8217;affranchit néanmoins de la perception classique des parfums musqués, en proposant une vraie composition dans laquelle les muscs jouent un rôle capital mais ne sont pas le centre de la composition, comme cela peut être le cas dans les autres parfums que nous avons vus dans cette série. Dans Jovan Musk ou Original Musk, la composition a été travaillée autour de l&#8217;élément central que sont les muscs, en poussant tour à tour chacune de leurs facettes avec d&#8217;autres matières comme les notes fleuries ou poudrées, la vanille, les baumes, ou encore les aldéhydes. Musc Ravageur pourrait se comparer par exemple à Flower by Kenzo, non pas dans la proximité olfactive, mais dans la façon dont ces matières sont utilisées dans la construction des deux parfums pour exprimer tout leur potentiel et sublimer les autres matières, sans pour autant en faire le &laquo;&nbsp;propos&nbsp;&raquo; du parfum.</p>
<p>Musc Ravageur n&#8217;est donc pas un &laquo;&nbsp;musc&nbsp;&raquo; dans la construction, mais de ses illustres collègues portant eux aussi le nom de musc, il a gardé le potentiel addictif, sensuel et presque impudique parfois. Maurice Roucel le décrit comme &laquo;&nbsp;un acte de séduction et de générosité&nbsp;&raquo;. C&#8217;est le parfum de la femme fatale, de celle qui a des formes, qui les assume et les utilise à son avantage, c&#8217;est ce que vous avez toujours rêvé d&#8217;avoir sans jamais oser le demander. Comme souvent, votre parfum vous permet de devenir ce que vous n&#8217;êtes pas, ce que vous aimeriez être, le pouvoir de métamorphose du parfum agit et vous transforme en vous apportant ce qui vous semble manquer : le pouvoir de séduction, le chic, la classe, la beauté, le charme, l&#8217;ambition&#8230;  Qu&#8217;importe ! En vaporisant votre parfum, vous êtes à nouveau un être complet et entier.</p>
<p>Musc Ravageur tombe dans une sorte de cliché, on parle encore (et toujours) de séduction et de sensualité, mais il est tellement bien exécuté</p>
<div id="attachment_2102" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://poivrebleu.com/wp-content/uploads/2011/06/HCIa0BvqSql2pdhmkRFytZXjo1_r1_500.jpg"><img class="size-medium wp-image-2102" title="HCIa0BvqSql2pdhmkRFytZXjo1_r1_500" src="http://poivrebleu.com/wp-content/uploads/2011/06/HCIa0BvqSql2pdhmkRFytZXjo1_r1_500-300x181.jpg" alt="" width="300" height="181" /></a><p class="wp-caption-text">Loreley pour Bonjour Madame / bonjourmadame.fr</p></div>
<p>qu&#8217;on lui pardonne. D&#8217;autant plus qu&#8217;olfactivement, Maurice Roucel a évité l&#8217;écueil des fleurs pour ce parfum et a clairement cherché à illustrer la phase qui vient après la rencontre des regards, les premières paroles, les premiers effleurements et les premiers baisers. La situation ici est toute autre, la peau est nue, prête à s&#8217;offrir et à déployer elle aussi son pouvoir olfactif et ses &laquo;&nbsp;muscs ravageurs&nbsp;&raquo;&#8230; Le parfum est alors là pour accompagner, décupler les sensations de l&#8217;instant et les rendre inoubliables.</p>
<p>Musc Ravageur est donc un parfum animal c&#8217;est sûr, mais pas seulement. Son envol frais de bergamote vient déposer comme une pluie une sorte de poudre dorée sur la peau sur laquelle s&#8217;exprime immédiatement la vanilline, la cannelle et la rondeur chaude et animale des muscs aux tonalités poudrées. Majoritairement composé avec des notes de fond, semble-t-il, et qui ne se déploient bien que sur la peau (bien que son sillage soit très puissant), ce parfum a une évolution plutôt lente et équilibrée. Les baumes (benjoin notamment), doucement, s&#8217;expriment tour à tour, comme lors d&#8217;un effeuillage voluptueux effectué par une experte. Après plusieurs heures, il vous restera sur la peau un souffle chaud, poudré de vanilline et de cannelle.</p>
<p>Musc Ravageur porte bien son nom, car il exploite à merveille ce que l&#8217;on pouvait attendre de lui avec un nom pareil, tant sur le plan du &laquo;&nbsp;musc&nbsp;&raquo; que sur le plan du &laquo;&nbsp;ravageur&nbsp;&raquo;. On ne le porte d&#8217;ailleurs pas impunément, car il affiche la couleur dès les premières effluves. Si vous n&#8217;êtes pas farouche : attendez-vous à vous faire aborder&#8230;</p>
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		<title>L&#8217;Artisan Parfumeur : Traversée du Bosphore</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Nov 2010 18:49:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Poivrebleu</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Lundi dernier, j&#8217;ai repris le chemin de mes 21 ans. L&#8217;Artisan Parfumeur nous avait conviés, mes acolytes Sophie, Thierry, Sixtine et Nicolas et moi, à la présentation du nouveau parfum de Bertrand Duchaufour pour l&#8217;Artisan Parfumeur : Traversée du Bosphore. L&#8217;ambiance était détendue, le parfum était bon, et le parfumeur charmant. J&#8217;étais pour ma part, heureuse,]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://poivrebleu.com/wp-content/uploads/2010/11/Istanbul.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1742" title="Istanbul" src="http://poivrebleu.com/wp-content/uploads/2010/11/Istanbul-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a>Lundi dernier, j&#8217;ai repris le chemin de mes 21 ans. L&#8217;Artisan Parfumeur nous avait conviés, mes acolytes <a href="http://mybluehour.blogspot.com/" target="_blank">Sophie</a>, <a href="http://olfactorum.blogspot.com/" target="_blank">Thierry</a>, <a href="http://ambregris.blogspot.com/" target="_blank">Sixtine</a> et <a href="http://parfums-tendances-inspirations.com/" target="_blank">Nicolas</a> et moi, à la présentation du nouveau parfum de Bertrand Duchaufour pour l&#8217;Artisan Parfumeur : Traversée du Bosphore. L&#8217;ambiance était détendue, le parfum était bon, et le parfumeur charmant.<span id="more-1741"></span></p>
<p>J&#8217;étais pour ma part, heureuse, excitée comme une puce à l&#8217;instar de <a href="http://poivrebleu.com/2007/11/20/artisan-parfumeur-passage-enfer/" target="_blank">ce jour magique</a> où je prenais conscience de la place du parfum dans ma vie. Dans cette si belle boutique rue de l&#8217;Amiral Coligny, nous avons flâné, retrouvé nos favoris et repris nos marques. Au cours de la discussion, une des personnes de l&#8217;Artisan nous a demandé &laquo;&nbsp;<em>Qu&#8217;est-ce-que l&#8217;Artisan Parfumeur pour vous ?</em>&laquo;&nbsp;. Force fut de constater que pour beaucoup d&#8217;entre nous, L&#8217;Artisan était une marque intensément liée à l&#8217;affectif et à l&#8217;émotion. C&#8217;est certainement l&#8217;une des maisons les plus sincères (en termes de création) que je connaisse. Une marque simple et accueillante. Quoi de plus agréable donc, que de découvrir une nouveauté inscrite dans cette tradition, une création pensée et maturée, aux finitions raffinées. Monsieur Duchaufour a rapporté de son escapade à Istanbul un parfum d&#8217;instantanés olfactifs brodés ensemble autour du thème du cuir&#8230;</p>
<p>La Traversée du Bosphore est un cuir il est vrai, mais s&#8217;inscrit dans un registre qui n&#8217;était peut-être pas encore très exploité chez l&#8217;Artisan : le gustatif &#8211; gourmand. On pourrait se dire que se lancer dans cet univers vendeur aurait pu être un peu casse-pipe pour une marque comme L&#8217;Artisan Parfumeur, qui n&#8217;a jamais vraiment composé sur ce thème. On se souvient certes de Jour de Fête et de sa petite amande croquante et vanillée, mais dont l&#8217;implication gourmande était aussi légère que sa tenue. À part celui-ci, qui est aujourd&#8217;hui disparu, rien d&#8217;évident connu au bataillon. Comment Bertrand Duchaufour a-t-il donc fait pour sauver La Traversée du Bosphore de la dégoulinade poisseuse ?</p>
<p>Sûrement en choisissant soigneusement son thème et en recherchant une atmosphère plus qu&#8217;un rendu olfactif précis. Rien n&#8217;est à manger dans ce parfum, pas même la pomme qui s&#8217;évapore du flacon de la même façon que la fumée blanche et dense qui sort de la bouche des fumeurs de narguilé. Le loukhoum (à la rose et à la pistache) sent, mais ne goûte pas, il est douillettement installé derrière sa vitre en verre et<a href="http://poivrebleu.com/wp-content/uploads/2010/11/loukoums1ss4.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1744" title="loukoums1ss4" src="http://poivrebleu.com/wp-content/uploads/2010/11/loukoums1ss4-241x300.jpg" alt="" width="241" height="300" /></a> semble vouloir y rester. Le sucre glace flotte tout autour, sa poudre si fine et légèrement vanillée se dépose petit à petit sur la peau au fur et à mesure que l&#8217;on observe ce loukhoum lointain. Cette gourmandise est présente certes, mais n&#8217;est pas le propos de ce parfum. Il suffit pour s&#8217;en convaincre, de sentir un autre loukhoum des niches : Rahat Loukhoum de Serge Lutens. Le Rahat Loukhoum (qui lui-même n&#8217;est pas un sucré abruti) pousse les accents amandés et vanillés dans des retranchements alimentaires, à la limite de l&#8217;écoeurement. Ici, rien de tel, car la présence du cuir du départ jusqu&#8217;à l&#8217;arrivée tempère l&#8217;expression des notes &laquo;&nbsp;sucrées&nbsp;&raquo;. Je sens pour ma part d&#8217;entrée de jeu un cuir poudré (le beurre d&#8217;iris est présent, surtout en tête) : souple, moelleux, et doux, comme du daim. Notre cuir ici n&#8217;est pas animal ou brut, il est travaillé comme un bel article de maroquinerie. En tête avec la pomme, en coeur avec la rose et le sucre glace, puis en fond avec la vanille, le cuir s&#8217;exprime avec rondeur et nous plonge dans un Orient moderne, débarrassé de ses clichés collants et dépassés.</p>
<p>Même si Traversée du Bosphore ne fait pas partie des mes univers olfactifs de prédilections, il amène un regard nouveau sur des notes olfactives sur-utilisées en leur redonnant du crédit. Cette création est aussi la preuve que les partenariats marques-parfumeurs réussis sont l&#8217;une des clés du renouvellement de la Parfumerie à venir&#8230;</p>
<p>Pour un autre point de vue sur cette désirable nouveauté, rendez-vous sur <a href="http://mybluehour.blogspot.com/2010/11/la-traversee-du-bosphore-de-lartisan.html" target="_blank">My Blue Hour</a> qui a elle aussi rédigé un billet sur ce parfum, et que nous avons décidé de publier en même temps.</p>
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		<title>Van Cleef &amp; Arpels : Midnight in Paris</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Oct 2010 22:01:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Poivrebleu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Oriental]]></category>
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		<description><![CDATA[La nouvelle coqueluche des parfumeries c&#8217;est lui. Le nouveau parfum d&#8217;homme pour les femmes, c&#8217;est lui. Le nouveau chef d&#8217;oeuvre d&#8217;Olivier Polge, c&#8217;est lui. Va-t-il détrôner Dior Homme dans le coeur de ces dames ? Menons l&#8217;enquête ensemble&#8230; Dans la famille Van Cleef &#38; Arpels, je demande les fondateurs de la dynastie : First et]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-1710" title="flacon-midnight in paris" src="http://poivrebleu.com/wp-content/uploads/2010/10/flacon-midnight-in-paris-230x300.jpg" alt="" width="230" height="300" /></p>
<p>La nouvelle coqueluche des parfumeries c&#8217;est lui. Le nouveau parfum d&#8217;homme pour les femmes, c&#8217;est lui. Le nouveau chef d&#8217;oeuvre d&#8217;Olivier Polge, c&#8217;est lui. Va-t-il détrôner Dior Homme dans le coeur de ces dames ? Menons l&#8217;enquête ensemble&#8230;<span id="more-1696"></span></p>
<p>Dans la famille Van Cleef &amp; Arpels, je demande les fondateurs de la dynastie : First et Van Cleef &amp; Arpels pour Homme. Le couple qui fit entrer le joaillier dans l&#8217;univers des parfums avait de bons gènes et a posé les bases nécessaires pour créer une image de marque et une clientèle fidèle. La génération suivante fit partie des bons élèves, mais n&#8217;imprégna ni les esprits, ni les vêtements. Alors, le couple fondateur décida de capitaliser sur les valeurs sûres pendant quelques temps&#8230; Puis les derniers nés sont arrivés. On mit beaucoup d&#8217;espoirs sur leur épaules, et le résultat fut désespérant : une bande de garnements à l&#8217;entendement médiocre et à l&#8217;esprit parfaitement insouciant. Ils dilapidèrent le patrimoine parental dans les bijoux clinquants, les iPhone et les gros 4&#215;4 inutiles et polluants. Bref, des écarts de conduites que l&#8217;on aimerait bien vite oublier. Dans ce contexte familial, à vrai dire, on ne savait plus trop à quoi s&#8217;attendre.</p>
<p>Et la direction a décidé de tenter l&#8217;impossible : redorer le blason des Van Cleef &amp; Arpels (tout de même, pour un joaillier c&#8217;est plus classe!). Pour cela, ils ont décidé de bousculer les codes et de faire appel à un jeune maître répétiteur fougueux, mais aux références impeccables, j&#8217;ai nommé : Olivier Polge. Celui-ci fut accompagné par une gouvernante expérimentée qui l&#8217;avait déjà côtoyé par le passé : Domitille Bertier. Avec Midnight in Paris, un souffle de renouveau est enfin apporté à la descendance de la dynastie qui commençait légèrement à nous ennuyer avec ses rejetons incontrôlables&#8230;</p>
<p>On se demande si Domitille Bertier n&#8217;a pas composé pour une femme dans son coin et Olivier Polge pour un homme dans le sien, tant ce parfum mêle les codes, brouille les pistes, et perturbe le consommateur habitué à ses codes olfactifs et visuels bien définis. On ne va pas vous refaire le couplet sur l&#8217;intersexualité des parfums, ce concept existe depuis de longues années en parfumerie de niche. En revanche, c&#8217;est un élément assez intéressant pour être relevé dans le cas de ce parfum, tant cette androgynie est marquée et inhabituelle pour un lancement grand public.</p>
<p>A l&#8217;observer de plus près, rien de bien surprenant, les matières et l&#8217;univers olfactif choisis laissent l&#8217;esprit libre de choisir son camp. Le départ propret et lessiviel est certes typiquement masculin, mais s&#8217;enclenche vite sur une bergamote douce et à peine aromatisée par une pointe de lavande et de romarin. La suite est presque exclusivement une valse sensuelle de baumes et de bois, qui s&#8217;enchevêtrent et s&#8217;entrelacent de la manière la plus souple qui soit. Une forte dose de coumarine (principal constituant de la fève tonka) arrondit les angles des bois fumés, qui reposent sur un lit de baumes doux et sensuels (benjoin, styrax, labdanum). La note coumarine est si importante qu&#8217;elle apporte sur toute l&#8217;évolution du parfum une sensation poudrée très ample qui semble se maintenir en suspension sur la peau. L&#8217;impression générale oscille entre cet effet poudré, légèrement fumé et surtout très baumé, qui ne veut visiblement pas choisir son camp. Et c&#8217;est tant mieux !</p>
<p>La marque a visiblement voulu communiquer sur une note de muguet, que je traduis personnellement par une impression de fraîcheur qui dure, de &laquo;&nbsp;matière froide&nbsp;&raquo; un peu métallique (peut-être un aldéhyde). L&#8217;essence de muguet n&#8217;existant pas en parfumerie, sa retranscription dans un parfum est inévitablement synthétique, et donc subjective. Cela dit, cet élément participe sûrement à la féminisation de Midnight in Paris.</p>
<p>Le goût d&#8217;Olivier Polge pour les notes poudrées et androgynes se voit ici confirmé par ce nouvel opus, qui dans la lignée d&#8217;un Dior Homme et de son iris ambré vanillé, place la barre vraiment très haut. C&#8217;est sans aucun doute l&#8217;un des meilleurs lancements de l&#8217;année 2010, une nouveauté qui met du baume au coeur, qui fait plaisir à sentir, tant l&#8217;on a besoin, il est vrai, d&#8217;originalité et de qualité dans la parfumerie aujourd&#8217;hui. Bien que Van Cleef &amp; Arpels n&#8217;ait pas le rayonnement international d&#8217;une marque comme Dior, ce parfum participera, je l&#8217;espère, à son développement et à l&#8217;élargissement de sa clientèle. A condition de bien savoir en parler, il plaira sûrement autant aux hommes qu&#8217;aux femmes.</p>
<p>Et pour répondre à la question de départ, j&#8217;ai toujours pour ma part une très légère préférence pour Dior Homme, dont le sillage est plus présent, mais je n&#8217;ai aucun mal à alterner entre les deux.</p>
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		<title>Jean-Paul Gaultier : Classique</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Dec 2009 19:07:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Poivrebleu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fleuri]]></category>
		<category><![CDATA[Oriental]]></category>
		<category><![CDATA[classique]]></category>
		<category><![CDATA[fleuri]]></category>
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		<category><![CDATA[jean-paul gaultier]]></category>

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		<description><![CDATA[Lorsque Classique est sorti en 1993, j&#8217;avais 7 ans. A cette époque, les visites chez Sephora étaient encore assez réduites, mais quelques années plus tard, je découvrais la publicité et le parfum par l&#8217;intermédiaire de ma grande sœur. Ce que j&#8217;en pensais à 9 ans était assez simple : &#171;&#160;C&#8217;est bizarre&#160;&#187;. Bizarre parce que la]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Lorsque Classique est sorti en 1993, j&#8217;avais 7 ans. A cette époque, les visites chez Sephora étaient encore assez réduites, mais quelques années plus tard, je découvrais la publicité et le parfum par l&#8217;intermédiaire de ma grande sœur. Ce que j&#8217;en pensais à 9 ans était assez simple : &laquo;&nbsp;C&#8217;est bizarre&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Bizarre parce que la publicité me faisait un peu peur et me rappelait beaucoup les images compilées par les soins de ma mère, dans <a href="http://www.amazon.fr/Futur-ant%C3%A9rieur-souvenirs-lan-2000/dp/208012157X/ref=sr_1_3?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1261424592&amp;sr=1-3">un livre que j&#8217;ai longuement feuilleté avant de le lire</a>. Bizarre parce qu&#8217;une boîte de conserve au milieu des Chanel et autres Yves Saint Laurent avait de quoi faire rire. Bizarre encore parce que ce flacon en forme de poupée non finie attirait mes yeux de petite fille et en faisait un objet hautement désirable. Bizarre enfin parce que cette odeur forte et puissante m&#8217;évoquait tout un tas de choses : &laquo;&nbsp;la dame, le savon, le maquillage, la poudre de maman, la crème&#8230;&nbsp;&raquo;</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, bien des années plus tard, les références ont changé, les outils d&#8217;analyse sont un peu plus performants, et cette ambiance inquiétante et futuriste laisse place à des codes plus féminins, peut-être un peu plus convenus. Le parfum, lui, continue d&#8217;être intrigant. Prenez un éternel féminin (un bouquet de fleurs blanches), surpiquez de cannelle et de gingembre, brodez par dessus des tranches de mandarine, de citron et de bergamote, puis teintez d&#8217;ambre et de vanille. Vous obtenez une sorte de douce explosion charnelle qui vous parle des années passées et du futur chemin qu&#8217;elles pourraient emprunter. J&#8217;aime le mélange dans ce parfum, de la sensualité et de l&#8217;espièglerie, du jeu et de l&#8217;allure. Je l&#8217;aime surtout parce qu&#8217;il fait rêver.</p>
<p>Classique transporte avec lui l&#8217;idée même que l&#8217;on se fait d&#8217;un parfum, il nous emmène dans une ambiance et un univers propre à celui qui l&#8217;a voulu : c&#8217;est le plaisir d&#8217;un grand parfum de couturier, assumé, choisi, mené par une idée. Il se porte un peu comme se lit un livre, n&#8217;est jamais à court de mots pour vous évoquer une atmosphère, vous tenir en haleine des heures durant, vous parler de l&#8217;intimité des personnages que vous imaginez.</p>
<p>De toutes les campagnes qui ont accompagnés la promotion des parfums Jean-Paul Gaultier, j&#8217;ai un gros faible pour celle-ci. <a href="http://poivrebleu.com/2009/12/21/jean-paul-gaultier-classique/"><img src="http://img.youtube.com/vi/asUdg-O8rZI/default.jpg" width="130" height="97" border=0></a></p>
<p>La dernière campagne, réalisé par Jean-Baptiste Mondino reprend l&#8217;idée du couple Classique &#8211; Le Mâle qui est incarné à l&#8217;écran dans les 2 publicités, mais dans une atmosphère bien différente des précédentes. A l&#8217;occasion, une interview de Jacques Cavallier a aussi été réalisée, et comme on ne se lasse pas d&#8217;entendre parler les parfumeurs, voici un extrait (version longue sur le site de Jean-Paul Gaultier) :</p>
<p><a href="http://poivrebleu.com/2009/12/21/jean-paul-gaultier-classique/"><img src="http://img.youtube.com/vi/g0uetYn6REI/default.jpg" width="130" height="97" border=0></a></p>
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		<title>By Kilian : Back to Black</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Jul 2009 12:19:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Poivrebleu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fruité]]></category>
		<category><![CDATA[Oriental]]></category>
		<category><![CDATA[ambre]]></category>
		<category><![CDATA[back to black]]></category>
		<category><![CDATA[boisé]]></category>
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		<description><![CDATA[Back to Black / Aphrodisiac est la prochaine création à paraître de By Kilian. Celle-ci sera disponible en septembre dans les différents points de ventes habituels. Vous pourrez alors facilement faire porter le chapeau à La Rentrée pour faire avaler à votre porte-monnaie rabat-joie, que vous avez  absolument besoin d&#8217;un nouveau parfum pour bien recommencer]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Back to Black / Aphrodisiac est la prochaine création à paraître de By Kilian. Celle-ci sera disponible en septembre dans les différents points de ventes habituels. Vous pourrez alors facilement faire porter le chapeau à <em>La Rentrée</em> pour faire avaler à votre porte-monnaie rabat-joie, que  vous avez  <strong>absolument besoin</strong> d&#8217;un nouveau parfum pour bien recommencer le travail&#8230;</p>
<p>Back to Black a donné du fil à retordre à Nez bavard. En effet, celui-ci est alternativement perçu comme un ambré-boisé ou comme un tabac, mais tout au long du parfum, les impressions et les références olfactives se bousculent, ce qui rend sa lecture plus ou moins ardue.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-739" title="flacon_Back to Black" src="http://files.poivrebleu.com/2009/07/flacon_back-to-black.jpg?w=189" alt="flacon_Back to Black" width="189" height="300" />L&#8217;entrée en matière me fait purement et simplement penser à un verre de cognac. C&#8217;est dans ce départ que l&#8217;on sent le plus la filiation entre les parfums By Kilian et l&#8217;univers des spiritueux. C&#8217;est dense, liquoreux, chargé d&#8217;arômes fruités, boisés et ambrés qui promettent de se déployer fastueusement sur la peau. Passée la première giclée de liqueur fruitée qui me fait personnellement penser à de la prune, le parfum se recouvre rapidement d&#8217;une couche de poudre de chocolat Van Houten, un peu amère (pour le pouvoir aphrodisiaque peut-être&#8230;).</p>
<p>La touffeur chocolatée aurait presque des accents de cuir, et l&#8217;on sent dans le coeur de la fragrance une référence au <a href="http://poivrebleu.com/2008/04/14/lundi-lutens-patchouli-borneo-1834/" target="_blank">Bornéo 1834</a> de Serge Lutens. Il y a chez By Kilian un accent beaucoup plus prononcé sur les fruits et sur une rondeur chocolatée qui est présente chez Bornéo mais dans un écriture plus sèche. Le patchouli a bien sûr plus de place dans la création de Serge Lutens, chez By Kilian il sert à renforcer une note sensuelle très suave et très riche. La comparaison vaut vraiment le détour, car ces 2 parfums semblent presque se compléter et développent conjointement une atmosphère dense et enveloppante, un peu poudrée. Mais là où Bornéo s&#8217;engage fermement dans une cave de bonheur patchoulité, la liqueur fruitée de Kilian s&#8217;étire et poursuit son chemin dans une image de petits raisins secs gonflés de rhum et d&#8217;épices. J&#8217;ai vaguement l&#8217;intuition d&#8217;une fleur (peut-être une lavande?), mais très légère, visible seulement à travers un filtre ou un brouillard de miel épais.</p>
<p>Dans les derniers stades, le parfum semble vouloir tirer vers l&#8217;univers du café sans vraiment y parvenir. La référence est présente ainsi que les facettes de l&#8217;odeur du café (chocolat, vanille, tabac), mais le personnage principal est absent. Les volutes finales s&#8217;accordent cependant assez bien autour de ce thème. La tasse de café-vanille n&#8217;est pas loin, posée à côté de la pochette de tabac à odeur de miel, pendant que des lèvres rouges mordent dans un carré de chocolat noir à la framboise (très nette sur ma peau). La tasse finie, il reste une couche de miel foncé (celui des fleurs de montagne), encore une fois riche et épais qui s&#8217;en va doucement mais sûrement vers un fond de miel ambré-fumé.</p>
<p>L&#8217;évolution est résolument séduisante, avec ce qu&#8217;il faut d&#8217;attendu et de surprenant. J&#8217;ai pour ma part beaucoup apprécié le travail réussi autour des notes sucrées qui ne sombrent jamais dans de la confiture over-lourde, alors qu&#8217;il aurait pu être dangereux de travailler à la fois les fruits (dont une framboise très réaliste), le chocolat et le miel&#8230; Et pourtant, ma peau a tendance à faire ressortir cet aspect dans les parfums.</p>
<p>A découvrir donc pour les amateurs de fruités intelligents aimant les univers changeants mais affirmés.</p>
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		<title>Serge Lutens : Fourreau Noir et Fille en Aiguilles</title>
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		<pubDate>Sun, 26 Jul 2009 19:09:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Poivrebleu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Aromatique]]></category>
		<category><![CDATA[Oriental]]></category>
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		<category><![CDATA[fève tonka]]></category>
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		<description><![CDATA[Ma première rencontre avec les 2 derniers opus de Serge Lutens fut assez expéditive, un amateur de parfum ayant eu la gentillesse de nous les faire essayer sur touches à moi ainsi qu&#8217;à d&#8217;autres bloggers. Ma sensibilité personnelle tomba d&#8217;abord sous le charme (évidemment) de Fille en Aiguilles. Un délice d&#8217;arrogance et d&#8217;élégance. Des matières]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ma première rencontre avec les 2 derniers opus de Serge Lutens fut assez expéditive, un amateur de parfum ayant eu la gentillesse de nous les faire essayer sur touches à moi ainsi qu&#8217;à d&#8217;autres bloggers.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-730" title="Fille En Aiguilles" src="http://files.poivrebleu.com/2009/07/1-fille-en-aiguilles-_-packshot.jpg?w=200" alt="Fille En Aiguilles" width="200" height="300" />Ma sensibilité personnelle tomba d&#8217;abord sous le charme (évidemment) de Fille en Aiguilles. Un délice d&#8217;arrogance et d&#8217;élégance. Des matières en surdose, du corps, de la profondeur, du Lutens signé. Bref, de quoi ravir Nez Bavard. Fourreau Noir à côté restait un peu discret et un peu trop propret sur le carton pour faire un véritable effet et me transporter ailleurs. Apprenant que c&#8217;est ce dernier qui allait sortir dans la collection des Salons du Palais-Royal, alors que Fille en Aiguilles, lui, sortirait pour la gamme export, je suis restée un peu perplexe.</p>
<p>Mais sur la peau, toujours, il faut essayer.</p>
<p>Fille en Aiguilles tient ses promesses jusqu&#8217;au bout. Une pinède entière se trouve sur vos poignets, vous entendez au loin le sac et le ressac de la mer&#8230; Il fait bientôt nuit,vous êtes assis autour d&#8217;un feu de bois, dans lequel vous jetez des aiguilles de pin et d&#8217;où s&#8217;élèvent des volutes d&#8217;encens délicat. C&#8217;est dans ce parfum que j&#8217;ai trouvé la plus belle reconstitution de l&#8217;odeur d&#8217;église, celle d&#8217;un mélange d&#8217;encens et de cire de bougie, celle qui imprègne les pierres, les bancs et la lumière. Avignon de Comme des Garçons offre lui aussi une belle représentation et ce fut ma première référence en matière d&#8217;odeur d&#8217;église, mais  il se trouve au coeur même de l&#8217;encensoir, alors qu&#8217;ici on se trouve plus dans l&#8217;atmosphère et l&#8217;évocation. La douceur balsamique de la sève de pin s&#8217;étire sur votre peau, recouvrant l&#8217;encens et le vétiver. Un parfum qui vous demande toutes les heures ce que vous pouvez bien faire à Paris&#8230;</p>
<p>Fourreau Noir est une autre histoire. Celui-ci n&#8217;évoque plus un lieu mais bien une peau. On est d&#8217;ailleurs quasiment immédiatemment précipité dans l&#8217;accord de fond qui se contruit autour d&#8217;un musc poudré et blanc (le même que celui de <a href="http://poivrebleu.com/2007/11/07/vero-profumo-kiki/" target="_blank">Kiki</a> dans Vero Profumo) et d&#8217;une fève tonka épaisse. Pas de spectaculaire ou de théâtral : la fragrance est douce, caressante, elle reste proche et intime à la peau. Elle développe un moment un stade qui fait penser au Mâle de Jean-Paul Gaultier : une touche de vanille, un musc poudré et une friction de lavande fraîche  plus tard, on retrouve l&#8217;évocation d&#8217;une peau chaude et sensuelle. D&#8217;une grande douceur, il peut être surprenant de savoir que l&#8217;on ne pourra le trouver qu&#8217;aux Salons du Palais-Royal, étant donné qu&#8217;il est tout de même moins surprenant que le premier. Mais peut-être la diffusion (commerciale) a-t-elle voulu s&#8217;accorder à l&#8217;univers plutôt intimiste du parfum ?</p>
<p>2 nouveaux parfums à paraître en septembre donc, deux univers très différents à découvrir, dont l&#8217;un est peut-être plus dans la &laquo;&nbsp;tradition Lutens&nbsp;&raquo; que l&#8217;autre.</p>
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		<title>Lune rousse, Shalimar extrait et microcrédit…</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jul 2009 22:03:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Poivrebleu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nez Bavard]]></category>
		<category><![CDATA[Oriental]]></category>
		<category><![CDATA[bergamote]]></category>
		<category><![CDATA[les tags faut pas en abuser]]></category>
		<category><![CDATA[oriental]]></category>
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		<category><![CDATA[shalimar]]></category>
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		<description><![CDATA[A vue de&#8230; nez, rien à voir entre tout ça. Mais ce n&#8217;est pas grave, c&#8217;est comme ça que vient l&#8217;inspiration. En cette journée estivale parisienne, qui fut aussi pour moi une journée de convalescence (aller attraper une angine blanche avec une chaleur pareille&#8230; les Solidays c&#8217;est bien, mais pas sous tous les plans), il]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A vue de&#8230; nez, rien à voir entre tout ça. Mais ce n&#8217;est pas grave, c&#8217;est comme ça que vient l&#8217;inspiration. En cette journée estivale parisienne, qui fut aussi pour moi une journée de convalescence (aller attraper une angine blanche avec une chaleur pareille&#8230; les Solidays c&#8217;est bien, mais pas sous tous les plans), il a fallu se trouver une occupation intelligente et utile. Alors j&#8217;ai commencé à farfouiller dans les échantillons de parfums Guerlain gracieusement offerts par <a href="http://espritdeparfum.com/" target="_blank">Madame Sylvaine Delacourte</a> lors de la rencontre bloggers-amateurs du 22 juin dernier, et j&#8217;y ai pioché le plus attendu, le plus connu et le plus royal de tous : Shalimar (en extrait). Si cela vous a pris un jour de penser que Shalimar n&#8217;était pas pour vous, eh bien, vous n&#8217;aurez raison que le jour où vous aurez essayé l&#8217;extrait. On le dit depuis des années, mais pour connaître un parfum, généralement, rien ne se compare à l&#8217;extrait. Vous cherchez le dessein du créateur, la finesse d&#8217;une composition, vous voulez comprendre un classique ou le redécouvrir : il vous faut l&#8217;extrait. C&#8217;est la lune qui me l&#8217;a dit ce soir, ici-même, bronzée après une longue journée de soleil et lovée dans un ciel noir-cuivré encore vibrant de chaleur. Elle me regardait d&#8217;un oeil mystérieux à demi-fermé sur son beau visage ocre, et soufflant sur mon poignet de sa douce haleine d&#8217;été, elle m&#8217;a fait sentir. Et j&#8217;ai compris.</p>
<p>Le chat bleu aux pattes de vanille et aux yeux bergamote était là, ronronnant sur mon poignet. Parfois il se levait, s&#8217;étirait, baillait, laissant entrevoir ses dents d&#8217;iris et me frôlant de ses douces moustaches de patchouli. Une touche de transpiration, très légère mais vivante, finit de m&#8217;achever.</p>
<p>Pourquoi je travaille toujours la nuit ? L&#8217;inspiration et les grands moments de force et de volonté qui l&#8217;accompagnent bien souvent, tombent, chez moi, assez systématiquement aux alentours de 23 h si ce n&#8217;est pas minuit. Sérieusement, je me demande comment je vais faire plus tard au boulot, parce que les oiseaux de nuits dans notre monde moderne, ça ne court pas les rues. Bon, j&#8217;avoue pour ce soir, c&#8217;est aussi parce qu&#8217;il fallait bien que je laisse le temps à l&#8217;extrait de s&#8217;étendre et se détendre sur mon petit poignet. Quoiqu&#8217;il en soit, je ne suis pas déçue du résultat. Même si je savais depuis bien longtemps la beauté de Shalimar, je ne la connaissais pas vraiment. Elle est apparue ce soir, dans une vision très dense et dans cette atmosphère un peu énigmatique de lune rousse. Elle a rougi d&#8217;ailleurs, est devenue presque cramoisie, et ne cesse de me faire du charme depuis qu&#8217;elle sait qu&#8217;on parle d&#8217;elle&#8230;</p>
<p>On ne sait pas trop ce qui peut nous arriver lorsque l&#8217;on sent un parfum. Qui sait sentir est capable de remuer en lui des trésors d&#8217;imagination insoupçonnés. Finalement, peu importe que l&#8217;on ait vraiment saisi la vision nette du parfumeur (je doute que Jacques Guerlain ait imaginé un chat bleu en composant Shalimar), peut-être n&#8217;était-elle même pas nette pour lui-même&#8230; L&#8217;important est de s&#8217;approprier sa beauté. Elle se manifestera sous forme d&#8217;émotions, de sensations, de souvenirs souvent mais aussi de visions. Cependant, comprendre, ça prend du temps.</p>
<p>Même si j&#8217;avais peu de chance d&#8217;être déçue avec un classique tel que Shalimar, cette expérience m&#8217;a fait comprendre que chaque parfum a droit à son microcrédit. Vous connaissez le microcrédit ? Cette opération qui consiste à accorder des prêts de faible montant pour des petits projets à des artisans ou même à des particuliers comme à la mairie de Paris&#8230; Eh bien, pour les parfums c&#8217;est un peu la même chose. Un microcrédit de temps associé à une petite parcelle de peau est nécessaire pour chaque parfum, pour qu&#8217;il puisse révéler ou non, sa beauté. Je tente de procéder à ces opérations parfunancières depuis quelques jours et je dois dire que l&#8217;expérience est profitable pour le parfum et pour moi aussi. Tout le monde y gagne! La preuve que le microcrédit est vraiment un outil fantastique&#8230;</p>
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		<title>You Can’t Be Me, I’m a Rockstar / Thierry Mugler : Angel</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Oct 2008 20:16:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Poivrebleu</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ma première rencontre avec Angel de Thierry Mugler, fut en réalité celle que je fis avec Jerry Hall dans son habit de lumière, autour de mes 10 ans. J&#8217;aurais tout fait pour avoir ses cheveux. Malheureusement pour moi, ils sont beaucoup moins abondants et longs que les siens&#8230; Toujours est-il que je n&#8217;avais absolument aucune]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<dl class="wp-caption alignleft">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="http://files.poivrebleu.com/2008/10/angel-mugler-jerry-hall.jpg"><img class="size-full wp-image-499" title="angel-mugler-jerry-hall" src="http://files.poivrebleu.com/2008/10/angel-mugler-jerry-hall.jpg" alt="Angel (c) Thierry Mugler" width="287" height="382" /></a></dt>
</dl>
<p>Ma première rencontre avec Angel de Thierry Mugler, fut en réalité celle que je fis avec Jerry Hall dans son habit de lumière, autour de mes 10 ans. J&#8217;aurais tout fait pour avoir ses cheveux. Malheureusement pour moi, ils sont beaucoup moins abondants et longs que les siens&#8230; Toujours est-il que je n&#8217;avais absolument aucune idée de l&#8217;odeur du parfum, et qu&#8217;une fois senti, je me suis vraiment demandé comment il était possible d&#8217;avoir une odeur aussi décalée de sa publicité. Plongée dans l&#8217;ambiance bleue et épurée d&#8217;un désert, omnubilée par les boucles et la bouche rouge du modèle, je me serai plutôt attendu à&#8230; quelque chose de plus&#8230; Finalement à quoi peut-on s&#8217;attendre avec une publicité de parfum? A rien.</p>
<p>Tout a été dit ou presque sur ce parfum devenu mythique dans les années 90 car fondateur d&#8217;une nouvelle famille olfactive : l&#8217;oriental gourmand. Angel aurait-il eu le même succès s&#8217;il était sorti à une autre époque? Un autre parfum aurait-il pu prendre sa place? Je ne sais pas. Ce qui est sûr c&#8217;est que c&#8217;est un parfum de rupture (à l&#8217;époque où il fut lancé), et que cela a participé à son extraordinaire succès. Il est devenu quelques années après son lancement le N°1 des ventes en France, et N°3 en Europe. Odeurs de fête foraine, de barbapapa&#8230; Oui, oui, bon, je trouve que l&#8217;aspect sucré n&#8217;est pas le plus frappant dans ce parfum. Moi je suis surtout emballée par l&#8217;impression de densité, quelque chose entre miel et terre avec une touche de poisseux pour le sucre (quand même) qui colle aux doigts. Le patchouli est présent très tôt et plus que le praliné et la vanille, c&#8217;est lui que je sens (Pas forcément sous le plus bel angle cependant). Même sur le fond où la rondeur se révèle, je pense à une tasse de café fort avec un carré de chocolat noir en train de fondre dedans. Rien à voir donc avec un flacon en étoile et un jus bleu!<a href="http://files.poivrebleu.com/2008/10/flacon-angel-mugler.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-500" title="flacon-angel-mugler" src="http://files.poivrebleu.com/2008/10/flacon-angel-mugler.jpg" alt="" width="193" height="193" /></a></p>
<p>Angel excelle en terme de matières lourdes et compactes. Il est souvent décrié pour cette raison et pour son côté infantilisant, qui a ouvert la voie aux parfums à tendance alimentaire ainsi qu&#8217;à bon nombre de copies plus ou moins réussies. Dans la même veine, on peut penser notamment à Lolita Lempicka pour Femme (1997) qui a largement profité du succès du premier (nous reviendrons sur cet exemple), mais aussi à Hypnotic Poison (1998) ou encore Dior Addict (2002). Je ne suis moi même pas une grande amatrice de ce type de parfums, mais ce premier opus sorti en 1992 fait exception. Car Angel n&#8217;a rien d&#8217;évident ou de facile. Il flatte l&#8217;instinct alimentaire de chacun, mais le fait en maniant les éléments avec audace, on est pas juste dans le méga-sucré-qui-sent-trop-bon-maman-tu-me-l&#8217;achètes&#8230; Après toutes les tentatives des concurrents pour obtenir un succès comparable, il faut reconnaître qu&#8217;Olivier Cresp et Yves de Chiris avaient eu une intuition de maîtres sur ce coup-là. Le changement opère une fois, pas 15.</p>
<p><em>You can&#8217;t be me I&#8217;m a Rockstar</em> comme le dit si bien la chanson Rockstar de N.E.R.D &#8230; A quand le prochain parfum de rupture? J&#8217;ai hâte.</p>
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		<title>Investigations en terres masculines V</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Jul 2008 14:34:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Poivrebleu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Oriental]]></category>
		<category><![CDATA[Thèmes]]></category>
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		<category><![CDATA[parfum]]></category>
		<category><![CDATA[série]]></category>
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		<description><![CDATA[Jean-Paul Gaultier : Le Mâle Pourquoi parler d&#8217;un parfum si largement connu et plébiscité par la gent masculine, me direz-vous ? Et bien, parce que je l&#8217;ai redécouvert sur moi et que j&#8217;ai apprécié la sensation de nouveauté qui s&#8217;en dégageait. Oh rien de vraiment renversant, mais assez pour me convaincre que les femmes devraient]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Jean-Paul Gaultier : Le Mâle</strong></p>
<p>Pourquoi parler d&#8217;un parfum si largement connu et plébiscité par la gent masculine, me direz-vous ? Et bien, parce que je l&#8217;ai redécouvert sur moi et que j&#8217;ai apprécié la sensation de nouveauté qui s&#8217;en dégageait. Oh rien de vraiment renversant, mais assez pour me convaincre que les femmes devraient l&#8217;essayer aussi (bien qu&#8217;elles le fassent déjà).</p>
<p><a href="http://files.poivrebleu.com/2008/07/le-male.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-445" src="http://files.poivrebleu.com/2008/07/le-male.jpg?w=218" alt="" width="222" height="304" /></a>Créé en 1995 par Francis Kurkdjian, Le Mâle a été très rapidement un immense succès et figure désormais tous les ans dans les 10 meilleures ventes de parfums (masculins) en Europe. Après quelques années de totale-Mâle-attitude, on le sent un peut moins dans la rue désormais. Avant de réellement l&#8217;essayer, j&#8217;en avais une idée assez vague, je me souvenais seulement d&#8217;un parfum suave avec un côté frais rappellant la mousse à raser. De ce côté, le contrat a été bien rempli, puisque Jean-Paul Gaultier souhaitait un parfum qui évoque les échopes des barbiers. Je le trouvais dérangeant les premiers temps, parce que dans ce parfum se confrontent deux univers qui a priori n&#8217;ont pas grand chose en commun. D&#8217;un côté, on retrouve les classiques fougères des années 80, avec leur overdose de virilité poilue et musclée ; de l&#8217;autre côté, une avalanche de vanille, de fève tonka (héliotropine), se distingue très tôt, peu de temps après la giclée de menthe poivrée en tête.</p>
<p>Ce parfum me fait penser à un produit bi-phase (comme certains démaquillants) qu&#8217;il faut secouer fort pour obtenir une préparation étrangement trouble et dense. Lavande, menthe, cèdre et bergamote forment un bloc ; fleur d&#8217;oranger, cannelle, fève tonka et vanille viennent s&#8217;y frotter. La fragrance pourrait avoir un léger côté criard, mais le résultat est tout de même bien orchestré et finira par vous laisser perplexe. On a alors un aspect masculin-féminin du même acabit, deux forces contraires qui s&#8217;affrontent mais, qui, lorsqu&#8217;on les pousse un peu, s&#8217;accommodent très bien l&#8217;une de l&#8217;autre. Peut-être ce parfum a-t-il été une habile façon de réconcilier ces deux côtés présents chez les hommes, et maintenant chez les femmes&#8230; ?</p>
<p>Voilà qui clot la série de billets sur les parfums masculins portés par les femmes. La liste est encore loin d&#8217;être finie et il y aura sûrement des reéditions. Nez Bavard tentera l&#8217;exercice inverse le plus tôt possible, mais cela va forcément dépendre des cobayes et des témoignages recueillis dans ses prochaines missions.</p>
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