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	<title>Poivre Bleu &#187; Poudré</title>
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	<description>Le blog du parfum où votre nez bavarde...</description>
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		<title>Tom Ford : Violet Blonde</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Sep 2011 15:31:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Poivrebleu</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les femmes, dans l&#8217;univers de Tom Ford, n&#8217;ont définitivement pas cet aspect doux et réconfortant qu&#8217;on leur prête parfois dans d&#8217;autres circonstances. Violet Blonde, le dernier lancement de la marque dans la collection &#171;&#160;grand public&#160;&#187; persiste et signe dans cette image d&#8217;une féminité ultra-sensuelle et un peu agressive, il faut bien le dire. Bien que]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="mceTemp" style="text-align: left;">
<div id="attachment_2178" class="wp-caption alignleft" style="width: 220px"><a href="http://poivrebleu.com/wp-content/uploads/2011/09/o.15516.jpg"><img class="size-medium wp-image-2178 " title="Violet Blonde - Tom Ford" src="http://poivrebleu.com/wp-content/uploads/2011/09/o.15516-300x220.jpg" alt="" width="210" height="154" /></a><p class="wp-caption-text">Violet Blonde - Tom Ford</p></div>
<p>Les femmes, dans l&#8217;univers de Tom Ford, n&#8217;ont définitivement pas cet aspect doux et réconfortant qu&#8217;on leur prête parfois dans d&#8217;autres circonstances. Violet Blonde, le dernier lancement de la marque dans la collection &laquo;&nbsp;grand public&nbsp;&raquo; persiste et signe dans cette image d&#8217;une féminité ultra-sensuelle et un peu agressive, il faut bien le dire. Bien que la communication soit moins sombre et intrigante qu&#8217;avait pu l&#8217;être celle de Black Orchid, les codes restent les mêmes, visuellement mais surtout olfactivement.</p>
</div>
<p>C&#8217;est souvent un plaisir de découvrir un parfum de la marque, car question originalité, on est quand même rarement déçu, ce qui nous change un peu de la soupe ambiante que l&#8217;on retrouve à 95% le reste du temps.</p>
<p>Violet Blonde ne sent pas la violette (ou pas trop). Et il ne me fait pas non plus penser à une blonde. Mais sur ce dernier point, je dois</p>
<div id="attachment_2177" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://poivrebleu.com/wp-content/uploads/2011/09/tumblr_lf7selw7Qy1qc3h9no1_400.jpg"><img class="size-medium wp-image-2177" title="Jennifer Tilly - Bound (1996)" src="http://poivrebleu.com/wp-content/uploads/2011/09/tumblr_lf7selw7Qy1qc3h9no1_400-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Violet (Jennifer Tilly) dans Bound, 1996</p></div>
<p>reconnaître que c&#8217;est parce que j&#8217;ai immédiatement pensé au personnage de Violet dans le film Bound des Frères Wachowski, sorti en 1996. Mais cette association, une fois le parfum sur la peau, ne m&#8217;a pas semblée inadaptée. L&#8217;esprit général du parfum reste bien celui d&#8217;une femme très attirante, sûre de ses charmes et relativement mystérieuse.</p>
<p>Le départ est frais, mais le parfumeur nous a quelque peu épargné l&#8217;habituelle entrée en matières agrumes pour travailler plutôt un départ fruité &#8211; poire, à peine lacté, qui n&#8217;est pas sans rappeler l&#8217;ouverture d&#8217;<a href="http://poivrebleu.com/2009/01/31/caron-aimez-moi-perfume/" target="_blank">Aimez-Moi de Caron</a>. Très vite, le caractère poudré du parfum se développe, en passant par un stade velouté (chair du fruit) avant de dériver vers un aspect un peu plus cosmétique mais sans l&#8217;effet &laquo;&nbsp;cocooning&nbsp;&raquo; qu&#8217;on accorde souvent à ces notes. Non, la féminité de ce parfum, bien qu&#8217;évidente, est plus dangereuse et venimeuse que cela. Et le stade suivant le confirme, puisque l&#8217;évolution du parfum se décale au fil du temps vers un aspect peau (note cuir et feuille de violette) et à peine épicé&#8230; par du cumin. L&#8217;épice en tant que telle n&#8217;est pas citée dans la pyramide officielle, mais la petite touche de transpiration caractéristique du cumin est bien là et elle se fond dans l&#8217;aspect poudré des graines d&#8217;ambrette (le même poudré que dans <a href="http://poivrebleu.com/2011/06/19/le-dimanche-musque-tom-ford-urban-musk/" target="_blank">Urban Musk</a> de la Private Blend) et dans la note animale du jasmin sambac. Le parfum se conclut sur un fond boisé &#8211; musqué de vétiver et de cèdre et laisse une impression dense et un peu intrigante.</p>
<p>Car au final, je n&#8217;aurai trouvé ni la violette, ni la blonde dans ce parfum. Les notes habituelles utilisées pour reconstituer la violette dans un parfum sont présentes (méthylionone et iris) mais n&#8217;ont pas l&#8217;aspect daté, lourd et écrasant qu&#8217;elles ont parfois. Et la blonde&#8230; eh bien je la cherche toujours en fait, mais je ne saurais pas vraiment dire pourquoi je ne la trouve pas.</p>
<p>Et vous, l&#8217;avez-vous trouvée?</p>
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		<title>Guerlain : Shalimar Parfum Initial</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Mar 2011 14:49:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Poivrebleu</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Depuis la sortie de ce nouveau Guerlain, on a pu lire à droite à gauche, que Shalimar Initial était une monstruosité, un outrage fait à la mémoire de Jacques Guerlain, un énième flanker&#8230; Bref, un ratage complet, un parfum pour jeunes abruties incapables de porter autre chose que du sirop de fruits. Mais comme elles]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1987" class="wp-caption alignleft" style="width: 242px"><a href="http://poivrebleu.com/wp-content/uploads/2011/03/ShalimarInitialB.jpg"><img class="size-full wp-image-1987 " title="ShalimarInitialB" src="http://poivrebleu.com/wp-content/uploads/2011/03/ShalimarInitialB.jpg" alt="" width="232" height="310" /></a><p class="wp-caption-text">Shalimar Parfum Initial - Guerlain</p></div>
<p>Depuis la sortie de ce nouveau Guerlain, on a pu lire à droite à gauche, que Shalimar Initial était une monstruosité, un outrage fait à la mémoire de Jacques Guerlain, un énième flanker&#8230; Bref, un ratage complet, un parfum pour jeunes abruties incapables de porter autre chose que du sirop de fruits. Mais comme elles ont tout de même un portefeuille, il faut bien trouver un moyen de les attirer !</p>
<p>Eh bien, permettez-moi de vous dire qu&#8217;il n&#8217;en est rien. Il arrive un moment où casser du sucre sur le dos d&#8217;une marque parce que l&#8217;on aime pas ses choix en matière de ressources humaines ou en matière de stratégie financière, ça devient trop facile. Le négativisme comme philosophie de vie, personnellement, je ne trouve pas ça hyper constructif.</p>
<p>Shalimar Initial, quelle que soit l&#8217;origine de sa création, est à l&#8217;arrivée un parfum comme on en attendait depuis très longtemps chez Guerlain. Un parfum complexe, riche et dense, aussi sophistiqué que l&#8217;original, et surtout très Guerlain. Je ne sais pas en combien de temps ce parfum a été développé, je n&#8217;ai pas la formule sous les yeux, et franchement, je m&#8217;en fiche. Ce qui m&#8217;importe vraiment, c&#8217;est l&#8217;effet, c&#8217;est l&#8217;univers, et l&#8217;émotion qu&#8217;il procure.</p>
<p>Le départ étonnamment poudré par l&#8217;iris nous propulse d&#8217;entrée de jeu dans un univers raffiné et très féminin. Douceur, intimité et lumière tamisée. Une bougie parfumée brûle sur une petite table dans un coin de la pièce, un volume pris de la bibliothèque est resté ouvert sur la méridienne, quelqu&#8217;un est sorti chercher le thé. On voudrait ne pas sortir de cette ambiance rassurante, mais bientôt il sera l&#8217;heure d&#8217;aller se préparer pour la soirée, de se parer de ses atours aguicheurs et séducteurs. C&#8217;est ce que suggère le fond du parfum, qui après un coeur de rose centifolia nimbée de poudre, s&#8217;ouvre sur un accord fève tonka &#8211; vanilline des plus savoureux et des plus enjôleurs. Cet accord évoluera au fil des heures pour donner une sensation biscuitée &#8211; sablée (avec une pointe de cannelle), très gourmande certes mais loin d&#8217;être liquoreuse ou sucrailleuse. D&#8217;autant que l&#8217;aspect sensuel et animal n&#8217;a pas été oublié. Il est moins marqué que dans Shalimar, mais bien présent : une douce sensation de fourrure et de volupté ronronne calmement sur la peau et s&#8217;exprime dans le sillage, tantôt par un murmure, tantôt par un clin d&#8217;oeil.</p>
<div id="attachment_1988" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://poivrebleu.com/wp-content/uploads/2011/03/meridienne-cuir-chesterfield.jpeg"><img class="size-medium wp-image-1988" title="meridienne-cuir-chesterfield" src="http://poivrebleu.com/wp-content/uploads/2011/03/meridienne-cuir-chesterfield-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a><p class="wp-caption-text"> </p></div>
<p>S&#8217;il est vrai que l&#8217;appellation Shalimar Initial est ennuyeuse, du fait que les jeunes générations risquent de le confondre avec l&#8217;original, ce parfum a, quoi que l&#8217;on puisse en dire, une réelle parenté avec le premier. J&#8217;ai découvert Shalimar Initial à l&#8217;aveugle, sans indication aucune et je lui ai trouvé très aisément une relation avec son aïeul. En prenant le temps de comparer côte à côte Shalimar EDT, Shalimar Extrait (en vintage, formulation années 80) et Shalimar Initial, je suis arrivée au constat que non seulement le lien existait, mais que c&#8217;était avec l&#8217;extrait qu&#8217;il était le plus évident. Certaines choses ont bien changé, et cela personne ne le nie, mais l&#8217;effet global reste le même. L&#8217;aspect gourmand a été modernisé (replacé à son époque, Shalimar avait un vrai aspect gourmand), la note animale a été légèrement adoucie pour donner plus de place aux fleurs et à l&#8217;iris. Bien que Thierry Wasser signe seul cette composition, Shalimar Initial donne vraiment la sensation d&#8217;un travail d&#8217;équipe, un travail qui m&#8217;est apparu soucieux et respectueux de l&#8217;héritage de la maison. Rondeur, volupté, sensualité, beauté et qualité des matières premières, guerlinade et esprit Guerlain, ce parfum est un <strong>vrai</strong> Guerlain, une bouffée d&#8217;air frais dans les sorties 2011 qui restent dans l&#8217;ensemble bien mornes.</p>
<p>Peut-être ce parfum n&#8217;est-il pas sorti au bon moment, peut-être que son goût d&#8217;opportunisme est trop marqué, peut-être qu&#8217;il sent trop &laquo;&nbsp;LVMH&nbsp;&raquo; ou que sa publicité donne trop la sensation de déjà-vu&#8230; Je n&#8217;en sais rien. Nous nous plaignons de voir les jeunes personnes se ruer sur les fruits rouges, les jus dégoulinants, vulgaires et tape-à-l&#8217;oeil (1 Million sort de ce corps !), mais quelles sont les autres opportunités proposées par les grandes marques ? Quels sont les parfums soutenus à grand renfort publicitaire aujourd&#8217;hui ? Ces jeunes, que l&#8217;on accuse de tout les maux (ils ont bon dos les jeunes !), ont-ils vraiment le choix ? En dépit du fait que pour moi Shalimar Initial ne fasse pas si <em>jeune</em> que cela, je suis heureuse de voir que l&#8217;on tente de cibler cette population avec un parfum de cette qualité, qui, s&#8217;il marche, méritera amplement son succès. Et je serais bien plus heureuse de croiser une jeune femme parfumée avec Shalimar Parfum Initial plutôt qu&#8217;avec L&#8217;air de Nina Ricci ou Parlez-moi d&#8217;Amour de Galliano ! Pas vous ?</p>
<p>Prenez le temps de comparer les deux parfums et de vous attarder avec un peu de recul sur Shalimar Initial, pour vous faire une réelle idée du travail de qualité qui a été fait sur ce lancement.</p>
<p><a href="http://mybluehour.blogspot.com/2011/02/dernieres-nouveautes-chez-guerlain.html" target="_blank">Cliquez ici</a> pour lire l&#8217;avis de My Blue Hour.</p>
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		<title>L&#8217;Artisan Parfumeur : Traversée du Bosphore</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Nov 2010 18:49:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Poivrebleu</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Lundi dernier, j&#8217;ai repris le chemin de mes 21 ans. L&#8217;Artisan Parfumeur nous avait conviés, mes acolytes Sophie, Thierry, Sixtine et Nicolas et moi, à la présentation du nouveau parfum de Bertrand Duchaufour pour l&#8217;Artisan Parfumeur : Traversée du Bosphore. L&#8217;ambiance était détendue, le parfum était bon, et le parfumeur charmant. J&#8217;étais pour ma part, heureuse,]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://poivrebleu.com/wp-content/uploads/2010/11/Istanbul.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1742" title="Istanbul" src="http://poivrebleu.com/wp-content/uploads/2010/11/Istanbul-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a>Lundi dernier, j&#8217;ai repris le chemin de mes 21 ans. L&#8217;Artisan Parfumeur nous avait conviés, mes acolytes <a href="http://mybluehour.blogspot.com/" target="_blank">Sophie</a>, <a href="http://olfactorum.blogspot.com/" target="_blank">Thierry</a>, <a href="http://ambregris.blogspot.com/" target="_blank">Sixtine</a> et <a href="http://parfums-tendances-inspirations.com/" target="_blank">Nicolas</a> et moi, à la présentation du nouveau parfum de Bertrand Duchaufour pour l&#8217;Artisan Parfumeur : Traversée du Bosphore. L&#8217;ambiance était détendue, le parfum était bon, et le parfumeur charmant.<span id="more-1741"></span></p>
<p>J&#8217;étais pour ma part, heureuse, excitée comme une puce à l&#8217;instar de <a href="http://poivrebleu.com/2007/11/20/artisan-parfumeur-passage-enfer/" target="_blank">ce jour magique</a> où je prenais conscience de la place du parfum dans ma vie. Dans cette si belle boutique rue de l&#8217;Amiral Coligny, nous avons flâné, retrouvé nos favoris et repris nos marques. Au cours de la discussion, une des personnes de l&#8217;Artisan nous a demandé &laquo;&nbsp;<em>Qu&#8217;est-ce-que l&#8217;Artisan Parfumeur pour vous ?</em>&laquo;&nbsp;. Force fut de constater que pour beaucoup d&#8217;entre nous, L&#8217;Artisan était une marque intensément liée à l&#8217;affectif et à l&#8217;émotion. C&#8217;est certainement l&#8217;une des maisons les plus sincères (en termes de création) que je connaisse. Une marque simple et accueillante. Quoi de plus agréable donc, que de découvrir une nouveauté inscrite dans cette tradition, une création pensée et maturée, aux finitions raffinées. Monsieur Duchaufour a rapporté de son escapade à Istanbul un parfum d&#8217;instantanés olfactifs brodés ensemble autour du thème du cuir&#8230;</p>
<p>La Traversée du Bosphore est un cuir il est vrai, mais s&#8217;inscrit dans un registre qui n&#8217;était peut-être pas encore très exploité chez l&#8217;Artisan : le gustatif &#8211; gourmand. On pourrait se dire que se lancer dans cet univers vendeur aurait pu être un peu casse-pipe pour une marque comme L&#8217;Artisan Parfumeur, qui n&#8217;a jamais vraiment composé sur ce thème. On se souvient certes de Jour de Fête et de sa petite amande croquante et vanillée, mais dont l&#8217;implication gourmande était aussi légère que sa tenue. À part celui-ci, qui est aujourd&#8217;hui disparu, rien d&#8217;évident connu au bataillon. Comment Bertrand Duchaufour a-t-il donc fait pour sauver La Traversée du Bosphore de la dégoulinade poisseuse ?</p>
<p>Sûrement en choisissant soigneusement son thème et en recherchant une atmosphère plus qu&#8217;un rendu olfactif précis. Rien n&#8217;est à manger dans ce parfum, pas même la pomme qui s&#8217;évapore du flacon de la même façon que la fumée blanche et dense qui sort de la bouche des fumeurs de narguilé. Le loukhoum (à la rose et à la pistache) sent, mais ne goûte pas, il est douillettement installé derrière sa vitre en verre et<a href="http://poivrebleu.com/wp-content/uploads/2010/11/loukoums1ss4.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1744" title="loukoums1ss4" src="http://poivrebleu.com/wp-content/uploads/2010/11/loukoums1ss4-241x300.jpg" alt="" width="241" height="300" /></a> semble vouloir y rester. Le sucre glace flotte tout autour, sa poudre si fine et légèrement vanillée se dépose petit à petit sur la peau au fur et à mesure que l&#8217;on observe ce loukhoum lointain. Cette gourmandise est présente certes, mais n&#8217;est pas le propos de ce parfum. Il suffit pour s&#8217;en convaincre, de sentir un autre loukhoum des niches : Rahat Loukhoum de Serge Lutens. Le Rahat Loukhoum (qui lui-même n&#8217;est pas un sucré abruti) pousse les accents amandés et vanillés dans des retranchements alimentaires, à la limite de l&#8217;écoeurement. Ici, rien de tel, car la présence du cuir du départ jusqu&#8217;à l&#8217;arrivée tempère l&#8217;expression des notes &laquo;&nbsp;sucrées&nbsp;&raquo;. Je sens pour ma part d&#8217;entrée de jeu un cuir poudré (le beurre d&#8217;iris est présent, surtout en tête) : souple, moelleux, et doux, comme du daim. Notre cuir ici n&#8217;est pas animal ou brut, il est travaillé comme un bel article de maroquinerie. En tête avec la pomme, en coeur avec la rose et le sucre glace, puis en fond avec la vanille, le cuir s&#8217;exprime avec rondeur et nous plonge dans un Orient moderne, débarrassé de ses clichés collants et dépassés.</p>
<p>Même si Traversée du Bosphore ne fait pas partie des mes univers olfactifs de prédilections, il amène un regard nouveau sur des notes olfactives sur-utilisées en leur redonnant du crédit. Cette création est aussi la preuve que les partenariats marques-parfumeurs réussis sont l&#8217;une des clés du renouvellement de la Parfumerie à venir&#8230;</p>
<p>Pour un autre point de vue sur cette désirable nouveauté, rendez-vous sur <a href="http://mybluehour.blogspot.com/2010/11/la-traversee-du-bosphore-de-lartisan.html" target="_blank">My Blue Hour</a> qui a elle aussi rédigé un billet sur ce parfum, et que nous avons décidé de publier en même temps.</p>
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		<title>Van Cleef &amp; Arpels : Midnight in Paris</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Oct 2010 22:01:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Poivrebleu</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La nouvelle coqueluche des parfumeries c&#8217;est lui. Le nouveau parfum d&#8217;homme pour les femmes, c&#8217;est lui. Le nouveau chef d&#8217;oeuvre d&#8217;Olivier Polge, c&#8217;est lui. Va-t-il détrôner Dior Homme dans le coeur de ces dames ? Menons l&#8217;enquête ensemble&#8230; Dans la famille Van Cleef &#38; Arpels, je demande les fondateurs de la dynastie : First et]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-1710" title="flacon-midnight in paris" src="http://poivrebleu.com/wp-content/uploads/2010/10/flacon-midnight-in-paris-230x300.jpg" alt="" width="230" height="300" /></p>
<p>La nouvelle coqueluche des parfumeries c&#8217;est lui. Le nouveau parfum d&#8217;homme pour les femmes, c&#8217;est lui. Le nouveau chef d&#8217;oeuvre d&#8217;Olivier Polge, c&#8217;est lui. Va-t-il détrôner Dior Homme dans le coeur de ces dames ? Menons l&#8217;enquête ensemble&#8230;<span id="more-1696"></span></p>
<p>Dans la famille Van Cleef &amp; Arpels, je demande les fondateurs de la dynastie : First et Van Cleef &amp; Arpels pour Homme. Le couple qui fit entrer le joaillier dans l&#8217;univers des parfums avait de bons gènes et a posé les bases nécessaires pour créer une image de marque et une clientèle fidèle. La génération suivante fit partie des bons élèves, mais n&#8217;imprégna ni les esprits, ni les vêtements. Alors, le couple fondateur décida de capitaliser sur les valeurs sûres pendant quelques temps&#8230; Puis les derniers nés sont arrivés. On mit beaucoup d&#8217;espoirs sur leur épaules, et le résultat fut désespérant : une bande de garnements à l&#8217;entendement médiocre et à l&#8217;esprit parfaitement insouciant. Ils dilapidèrent le patrimoine parental dans les bijoux clinquants, les iPhone et les gros 4&#215;4 inutiles et polluants. Bref, des écarts de conduites que l&#8217;on aimerait bien vite oublier. Dans ce contexte familial, à vrai dire, on ne savait plus trop à quoi s&#8217;attendre.</p>
<p>Et la direction a décidé de tenter l&#8217;impossible : redorer le blason des Van Cleef &amp; Arpels (tout de même, pour un joaillier c&#8217;est plus classe!). Pour cela, ils ont décidé de bousculer les codes et de faire appel à un jeune maître répétiteur fougueux, mais aux références impeccables, j&#8217;ai nommé : Olivier Polge. Celui-ci fut accompagné par une gouvernante expérimentée qui l&#8217;avait déjà côtoyé par le passé : Domitille Bertier. Avec Midnight in Paris, un souffle de renouveau est enfin apporté à la descendance de la dynastie qui commençait légèrement à nous ennuyer avec ses rejetons incontrôlables&#8230;</p>
<p>On se demande si Domitille Bertier n&#8217;a pas composé pour une femme dans son coin et Olivier Polge pour un homme dans le sien, tant ce parfum mêle les codes, brouille les pistes, et perturbe le consommateur habitué à ses codes olfactifs et visuels bien définis. On ne va pas vous refaire le couplet sur l&#8217;intersexualité des parfums, ce concept existe depuis de longues années en parfumerie de niche. En revanche, c&#8217;est un élément assez intéressant pour être relevé dans le cas de ce parfum, tant cette androgynie est marquée et inhabituelle pour un lancement grand public.</p>
<p>A l&#8217;observer de plus près, rien de bien surprenant, les matières et l&#8217;univers olfactif choisis laissent l&#8217;esprit libre de choisir son camp. Le départ propret et lessiviel est certes typiquement masculin, mais s&#8217;enclenche vite sur une bergamote douce et à peine aromatisée par une pointe de lavande et de romarin. La suite est presque exclusivement une valse sensuelle de baumes et de bois, qui s&#8217;enchevêtrent et s&#8217;entrelacent de la manière la plus souple qui soit. Une forte dose de coumarine (principal constituant de la fève tonka) arrondit les angles des bois fumés, qui reposent sur un lit de baumes doux et sensuels (benjoin, styrax, labdanum). La note coumarine est si importante qu&#8217;elle apporte sur toute l&#8217;évolution du parfum une sensation poudrée très ample qui semble se maintenir en suspension sur la peau. L&#8217;impression générale oscille entre cet effet poudré, légèrement fumé et surtout très baumé, qui ne veut visiblement pas choisir son camp. Et c&#8217;est tant mieux !</p>
<p>La marque a visiblement voulu communiquer sur une note de muguet, que je traduis personnellement par une impression de fraîcheur qui dure, de &laquo;&nbsp;matière froide&nbsp;&raquo; un peu métallique (peut-être un aldéhyde). L&#8217;essence de muguet n&#8217;existant pas en parfumerie, sa retranscription dans un parfum est inévitablement synthétique, et donc subjective. Cela dit, cet élément participe sûrement à la féminisation de Midnight in Paris.</p>
<p>Le goût d&#8217;Olivier Polge pour les notes poudrées et androgynes se voit ici confirmé par ce nouvel opus, qui dans la lignée d&#8217;un Dior Homme et de son iris ambré vanillé, place la barre vraiment très haut. C&#8217;est sans aucun doute l&#8217;un des meilleurs lancements de l&#8217;année 2010, une nouveauté qui met du baume au coeur, qui fait plaisir à sentir, tant l&#8217;on a besoin, il est vrai, d&#8217;originalité et de qualité dans la parfumerie aujourd&#8217;hui. Bien que Van Cleef &amp; Arpels n&#8217;ait pas le rayonnement international d&#8217;une marque comme Dior, ce parfum participera, je l&#8217;espère, à son développement et à l&#8217;élargissement de sa clientèle. A condition de bien savoir en parler, il plaira sûrement autant aux hommes qu&#8217;aux femmes.</p>
<p>Et pour répondre à la question de départ, j&#8217;ai toujours pour ma part une très légère préférence pour Dior Homme, dont le sillage est plus présent, mais je n&#8217;ai aucun mal à alterner entre les deux.</p>
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		<title>Kenzo : Eau Indigo</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Jun 2009 13:09:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Poivrebleu</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Fichtre ! Encore une flaque d&#8217;eau en flacon&#8230; ou pas. Alors que L&#8217;Eau par Kenzo nous transportait en 1996 dans un univers aquatique souple et fin, dans sa version femme autant que dans sa version homme, les deux nouveaux flankers de cette dernière ont bien du mal à nous transporter de la même manière. Ces]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Fichtre ! Encore une flaque d&#8217;eau en flacon&#8230; ou pas. Alors que L&#8217;Eau par Kenzo nous transportait en 1996 dans un univers aquatique souple et fin, dans sa version femme autant que dans sa version homme, les deux nouveaux flankers de cette dernière ont bien du mal à nous transporter de la même manière. Ces eaux n&#8217;ont rien de rafraîchissant et sont un exemple assez criant d&#8217;une belle incohérance sur le concept.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-641" title="eau indigo kenzo" src="http://files.poivrebleu.com/2009/06/eau-indigo-kenzo1.jpg?w=223" alt="eau indigo kenzo" width="223" height="300" />Depuis le succès incontestable de Flower By Kenzo sorti en 2000, la marque tente de se construire un univers et une image dans la lignée de ce parfum : cotonneux, enveloppant, rassurant, affectueux et hospitalier&#8230; Cela m&#8217;évoque une sorte de régression vers le sein maternel, un retour vers l&#8217;époque bénie ou nous ne vivions que de talc, de lait de toilette, de pyjama de coton et de peau douce de maman. Certes, cette analyse ne marche vraiment que pour la ligne femme de la maison. Car, à l&#8217;inverse, il me semble que les parfums homme de Kenzo même s&#8217;ils tournent, à peu de chose près, tous autour du gingembre et du vétiver, on du mal à se trouver une place parmi les concurrents et même au sein de la marque. Finalement, les créations pour femmes finissent toujours par prendre la même direction, un départ un peu lourd qui s&#8217;étire fatalement vers un fond poudré-crémeux. Quitte à perdre le patrimoine créé autour d&#8217;un parfum pré-Flower&#8230; C&#8217;est le cas ici avec L&#8217;eau Indigo qui plonge parfaitement dans ce cliché &laquo;&nbsp;cocooning&nbsp;&raquo; en tout cas pour la version femme.</p>
<p>L&#8217;eau Indigo pour Femme développe les notes de bergamote, mandarine, jasmin, fleur d&#8217;oranger, ylang-ylang, fève tonka et ambre. Le départ est très agréable, mais entre d&#8217;emblée dans une dimension cosmétique de crème pour bébé. La note poudrée et crémeuse ne cessera de s&#8217;intensifier au fur et à mesure de l&#8217;évolution. Le coeur poursuit la dimension cosmétique mais sur un terrain assez surprenant de savon et de mousse à raser, à tel point que le parfum finit par m&#8217;évoquer <a href="http://poivrebleu.com/2008/07/18/jean-paul-gaultier-le-male/" target="_blank">Le Mâle</a>. Et puis brusquement, la chute survient, la mousse à raser se fait plus discrète et le fond laisse place à un fini poudré et propre de crème pour le corps. Au bout du compte, même si le parfum est agréable, on s&#8217;ennuie à mourir, on retrouve une énième fois des sensations déja explorées qui n&#8217;évoquent plus grand chose tellement elles ont été martelées. Il faut aussi préciser que je suis totalement partiale vis à vis des imitations cosmétiques qui n&#8217;ont rien à faire en parfumerie fine à mon goût, sauf quand elles sont maniées avec audace bien sûr. Malheureusement ici je n&#8217;ai pas d&#8217;autre sentiment qu&#8217;une impression de copier-coller bête et méchant qui transpire la facilité.</p>
<p>La version homme pourrait donner l&#8217;illusion d&#8217;une réussite, mais ça ne restera bien qu&#8217;une illusion. C&#8217;est surtout qu&#8217;à le sentir à côté de son pendant féminin, on a tout de même moins la sensation d&#8217;une arnaque caractérisée. Les notes développées sont (un peu comme prévu) : citron, gingembre, élémi, coriandre, vétiver, cèdre, ambre, ciste labdanum, et fève tonka. Que du beau monde ! Là encore, le départ est réussi, très citronné, pinçant, un peu piquant et pour le coup rafraîchissant grâce à un air lointain d&#8217;Eau de Cologne. On est déjà plus dans le registre de &laquo;&nbsp;l&#8217;eau&nbsp;&raquo;. L&#8217;entrée en matière est très agréable donc et redonne le sourire. Mais le sourire s&#8217;éteint très vite, car le coeur est anormalement sec et agressif comme une rafale de vent, sèche et pleine de poussière. Le gingembre pique et n&#8217;apporte plus de fraîcheur, l&#8217;ensemble se fait dissonnant. Les bois entrent en scène relativement tôt et l&#8217;évolution s&#8217;arrêtera là. Un poussée de départ trop rapide qui se clôt sur un boisé-propret.</p>
<p>Rien de bien folichon donc, pour ces flankers qui viennent alourdir les linéaires déjà surchargés. J&#8217;ai en outre trouvé que l&#8217;univers olfactif des deux parfums s&#8217;accordait assez mal avec la période de l&#8217;année, même s&#8217;ils sont présentés comme des parfums du soir.</p>
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		<title>Chanel : N° 22</title>
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		<pubDate>Thu, 15 May 2008 12:30:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Poivrebleu</dc:creator>
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		<description><![CDATA[N° 22 de Chanel. De quoi s&#8217;agit-il exactement? Il fut lancé en 1922, un an après le numéro 5 et composé aussi par Ernest Beaux. Le N° 5 aura le succès que l&#8217;on sait. Nombreux sont ceux qui font le lien entre les deux parfums, si proches dans le temps, et qui ont vraisemblablement été]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" style="float:left;" src="http://files.poivrebleu.com/2008/05/flacon-chanel-22.jpg" alt="" width="200" height="200" />N° 22 de Chanel. De quoi s&#8217;agit-il exactement? Il fut lancé en 1922, un an après le <a title="Lien vers le billet Chanel No 5" href="http://poivrebleu.com/2007/03/05/perfume-parfums-chanel-5/" target="_blank">numéro 5</a> et composé aussi par Ernest Beaux. Le N° 5 aura le succès que l&#8217;on sait. Nombreux sont ceux qui font le lien entre les deux parfums, si proches dans le temps, et qui ont vraisemblablement été conçus à la même époque, puisqu&#8217;Ernest Beaux présenta à Mademoiselle Chanel deux séries de flacons, numérotés de 1 à 5 puis de 20 à 24 pour le choix de son premier parfum. La proximité entre les numéros 5 et 22 est évidente puisque ces deux créations jouent sur le thème du bouquet floral abstrait et sont une parfaite illustration de l&#8217;utilisation réussie des aldéhydes. Ils sont certes liés par les matières premières qui sont presque les mêmes, mais ils n&#8217;ont, à mon sens, rien à voir l&#8217;un avec l&#8217;autre. Ils expriment deux situations, deux univers, deux types de sensations assez différentes.</p>
<p>La façon dont les matières se développent dans ce parfum est vraiment saisissante. La tête est (désormais) classique, bergamote et aldéhydes rapidement suivis par une rose cosmétique, poudrée, crémeuse, très ronde. La présence légèrement crissante et savonneuse des aldéhydes est un peu envahissante dans les premiers instants mais elle pose le décor et l&#8217;ambiance. Le coeur est foisonnant de généreuses fleurs blanches : ylang-ylang, jasmin, tubéreuse, muguet, lilas, fleur d&#8217;oranger, le tout sur un fond solide de vétiver, vanille, encens et peut-être même une pointe de cuir.</p>
<p>Pour moi, c&#8217;est sans hésiter, le plus beau des parfums Chanel qui m&#8217;ait été donné d&#8217;essayer à ce jour, série Exclusifs et grand public confondues, du moins c&#8217;est celui qui m&#8217;inspire le plus de respect et d&#8217;admiration. D&#8217;autres tels que Coromandel et le divin Cuir de Russie méritent une attention particulière, mais une fois le N° 22 senti, c&#8217;est celui-là désormais qui reste à l&#8217;esprit et qui vient lorsque l&#8217;on pense à Chanel. Plus encore<img class="alignright" style="float:right;" src="http://files.poivrebleu.com/2008/05/esther-williams-tailleur-no.jpg" alt="" width="250" height="327" /> que le N° 5, car, bien que ce dernier garde toutes les qualités d&#8217;un grand parfum, le N° 22 développe un éventail de facettes toutes plus riches les unes que les autres. Il ne cesse d&#8217;évoluer sur la peau, oscille entre les odeurs sourdes et lumineuses, et dégage incontestablement une présence hors du commun. Je ne vous cache pas qu&#8217;il est assez difficile de le décrire, parce qu&#8217;il n&#8217;a rien de monotone, de précis et d&#8217;attendu dans son évolution.</p>
<p>L&#8217; impression très poudrée sur le départ, devient un peu plus huileuse avec la présence marquée de l&#8217;ylang et de la tubéreuse, encore après il y a l&#8217;aspect rond de la vanille, et alors la poudre revient&#8230; Et comme ça durant des heures. Tout le long les aldéhydes et l&#8217;encens (qui a une place particulière dans ce parfum) accompagnent le train et orientent la perception. Mais rien ne se distingue vraiment, les odeurs senties ne sont jamais évidentes (c&#8217;est le but, me direz-vous), comme si on voulait nous amener à percevoir un ensemble, <strong>une</strong> odeur. Les sensations autour du N° 22 sont, de fait, mélangées. Il développe quelque chose de séduisant, chatoyant, un soupçon aguicheur avec son côté cosmétique de femme apprêtée. Puis, d&#8217;une autre manière, il a un côté tendre, rond et souple, toujours dans un aspect très féminin, mais plus frais. Le tout est un brin rétro, et révèle une atmosphère suave et moelleuse.</p>
<p>La légende dit que le N° 22 était celui que portait Mademoiselle Chanel, laissant aux autres le N° 5. Légende ou pas, j&#8217;ai tendance à sentir le numéro 22 comme plus abouti, plus paisible et finalement plus beau que les autres. Son intemporalité est associée à une indifférence à l&#8217;âge, n&#8217;importe qui peut le porter. C&#8217;est en cela qu&#8217;il constitue pour moi une autre référence, plus intime, peut-être moins universelle qu&#8217;une autre, mais plus authentique, me semble-t-il.</p>
<p>Le N° 22 fait désormais partie de la collection Les Exclusifs de Chanel disponibles uniquement en boutique Chanel, dans un flacon de 200 ml pour 190€.</p>
<p>Sources : Basenotes, OsmoZ. Photos : Esther Williams</p>
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		<title>Guerlain : Après L’Ondée</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Sep 2007 21:28:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Poivrebleu</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bien&#8230; après les émotions tom fordiennes, revenons-en à nos moutons. C&#8217;est d&#8217;ailleurs un bon moyen de résumer Après L&#8217;Ondée de Guerlain, un parfum bleu et blanc tout en douceur laineuse et en rondeurs douillettes. Créé par Jacques Guerlain tout comme L&#8217;Heure Bleue et Shalimar, on retrouve dans ce parfum la signature Guerlain, la fameuse guerlinade]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bien&#8230; après les émotions tom fordiennes, revenons-en à nos moutons. C&#8217;est d&#8217;ailleurs un bon moyen de résumer Après L&#8217;Ondée de Guerlain, un parfum bleu et blanc tout en douceur laineuse et en rondeurs douillettes. Créé par Jacques Guerlain tout comme <a href="http://poivrebleu.com/2007/09/04/guerlain-lheure-bleue/" target="_blank">L&#8217;Heure Bleue</a> et <a href="http://poivrebleu.com/2007/09/13/guerlain-shalimar2/">Shalimar</a>, on retrouve dans ce parfum la signature Guerlain, la fameuse <em>guerlinade</em> donc, même si selon certaines sources, elle n&#8217;aurait été créée qu&#8217;avec Shalimar. Je sens tout de même la <img src="http://files.poivrebleu.com/2007/09/flacon-apres-londee2.jpg" alt="" width="164" height="227" align="left" />présence d&#8217;une griffe dans ce parfum et je la trouve plus évidente à détecter dans celui-ci, même s&#8217;il est très léger, un peu sourd. Elle serait composée de baumes, d&#8217;iris et de vanille. L&#8217;iris domine fortement dans Après L&#8217;Ondée, ce qui donne au parfum un aspect limpide, transparent, tout en apportant sa belle note poudrée et en donnant une sensation de confort.</p>
<p>Sa composition : citron, bergamote, néroli, cassis, oeillet, violette, mimosa, santal, vanille, benjoin, iris, héliotrope. Les notes fraîches s&#8217;évaporent très vite, le coeur s&#8217;appuie sur une violette présente mais discrète (je n&#8217;aime pas beaucoup la violette), mais laisse assez vite place sur ma peau au fond laiteux, balsamique et poudré. Il me rappelle alors beaucoup L&#8217;Heure Bleue par le côté héliotrope et iris, deux composantes importantes de ces deux parfums. Mais je pousserai même la comparaison un peu plus loin, comme L&#8217;Heure Bleue, Après L&#8217;Ondée est un parfum-émotion, dans ces deux parfums Jacques Guerlain saisit un moment particulier à la manière des impressionnistes : on a la fraîcheur de l&#8217;air après la pluie, les odeurs mélangées du jardin mouillé qui s&#8217;évaporent par bouffées vaporeuses et humides. En ce sens, L&#8217;Heure Bleue en est une parfaite continuité, car il intensifie les sensations pour créer une autre émotion.</p>
<p>Après L&#8217;Ondée est un très joli parfum, mais je trouve qu&#8217;il a assez mal vieilli par rapport aux autres de la même époque. Il fait plus âgé, un peu figé, peut-être est-ce parce que son évolution est rapide et que l&#8217;on atteint le fond en très peu de temps. C&#8217;est un parfum que j&#8217;aime sentir pour le plaisir, juste pour le moment qu&#8217;il évoque, mais que je n&#8217;aimerai pas porter je pense. Ce parfum fut composé par Jacques Guerlain en 1906, celui qui créa L&#8217;Heure Bleue (1912), Mitsouko (1919), Shalimar (1925) et Vol de Nuit (1933). Trois de ces compositions font partie de mes favorites, il est celui qui a mon sens avait le sens créatif le plus inventif et le plus aiguisé, et puis quand on a créé Shalimar, on n&#8217;est pas n&#8217;importe qui. Ces fragrances ont celles qui ont le plus participé à la construction du mythe Guerlain, et méritent à mon sens une attention toute particulière : prenez le temps d&#8217;aller les redécouvrir, et de constater par vous même la façon dont elles se démarquent des autres Guerlain, tout en s&#8217;intégrant à l&#8217;ensemble pour créer cohésion et continuité.</p>
<p>Prochain et avant-dernier billet Guerlain pour Vol de Nuit à venir.</p>
<p>Sources : Wikipedia, guerlain.com, OsmoZ</p>
<p align="center"><strong><span style="color:#ff0000;">EDITION SPECIALE  EDITION SPECIALE  EDITION SPECIALE</span></strong></p>
<p align="left">Chères Lectrices et Lecteurs de Poivre Bleu, j&#8217;ai la joie de vous annoncer la publication ci-dessus du 100e billet de Nez Bavard. J&#8217;espère que vous avez apprécié me suivre jusqu&#8217;ici et que vous me suivrez encore longtemps dans mes investigations parfumées.</p>
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		<title>Guerlain : L’Heure Bleue</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Sep 2007 16:55:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Poivrebleu</dc:creator>
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		<description><![CDATA[On commence cette série de billets par un coup de coeur survenu lors de mes premiers pas dans le monde du parfum. L&#8217;Heure Bleue est le parfum qui m&#8217;a réellement introduite à la maison Guerlain, bien plus que Shalimar ; en effet, le mythe Guerlain s&#8217;est cristallisé pour moi autour de cette fragrance. Elle se]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On commence cette série de billets par un coup de coeur survenu lors de mes premiers pas dans le monde du parfum. <img src="http://files.poivrebleu.com/2007/09/flacon-lheure-bleue2.jpg" alt="" width="209" height="261" align="left" />L&#8217;Heure Bleue est le parfum qui m&#8217;a réellement introduite à la maison Guerlain, bien plus que Shalimar ; en effet, le mythe Guerlain s&#8217;est cristallisé pour moi autour de cette fragrance. Elle se démarque des autres à mon nez, sans que je sache exactement dire pourquoi et sans que cela m&#8217;empêche d&#8217;aimer les autres. Peut-être la clé de l&#8217;énigme se trouve-t-elle dans le nom du parfum?</p>
<p>Créé en 1912 par Jacques Guerlain, il se serait inspiré de ce moment particulier de la journée où le soleil disparaît à l&#8217;horizon et où la lumière imprègne l&#8217;atmosphère d&#8217;un voile bleuté et pénétrant. Ce que l&#8217;on peut dire en tout cas, c&#8217;est que L&#8217;Heure Bleue transmet de l&#8217;émotion, n&#8217;est pas seulement un bel oriental poudré enveloppant&#8230; il a une profondeur pleine de mystère, il est doux, tendre et heureux. Pour moi il évoque surtout la façon dont on se sent à une seconde précise : c&#8217;est comme une photographie de la manière dont on perçoit les éléments autour de soi, la capture d&#8217;une ambiance. Cependant L&#8217;Heure Bleue est un parfum, il est émotion instantanée et éphémère par essence. La sensation de ne pouvoir fixer le sentiment et le moment a valu à L&#8217;Heure Bleue une réputation de parfum triste et mélancolique. Comme s&#8217;il rappellait trop durement des souvenirs perdus, des époques lointaines&#8230; C&#8217;est pour moi tout l&#8217;inverse que suggère ce parfum : réconfort, tendresse, calme ; il nous transporte dans ces épisodes de tranquillité sereine qui nous envahissent lorsque l&#8217;on regarde le ciel au crépuscule. Et où l&#8217;on sourit du coin des lèvres en repensant à tout un tas de choses plaisantes en écoutant une musique douce&#8230; Vous entendez ?? &#8230;</p>
<p><a href="http://poivrebleu.com/2007/09/04/guerlain-lheure-bleue/"><img src="http://img.youtube.com/vi/wysJ7KeGpX4/default.jpg" width="130" height="97" border=0></a></p>
<p>L&#8217;Heure Bleue est un long manteau, dont les pans veloutés frôlent vos jambes, carressent votre cou, effleurent vos bras&#8230; Son empreinte est exceptionnelle et évidemment unique, le sillage est souple et la tenue remarquable. J&#8217;adore son côté rétro (que l&#8217;on retrouve sur le flacon), qui rappellent l&#8217;époque des grands orientaux, ceux que l&#8217;on sait plus vraiment créer<img src="http://files.poivrebleu.com/2007/09/paul-poiret.jpg" alt="" width="243" height="309" align="right" /> maintenant parce que devenus &laquo;&nbsp;trop&nbsp;&raquo; classiques. Sur le plan olfactif, L&#8217;Heure Bleue est un oriental-floral composé de : bergamote, anis, estragon, sauge, clou de girofle, rose, fleur d&#8217;oranger, oeillet, héliotrope, iris, vanille, musc. La première giclée est légèrement médicinale, car la présence des aromates et du clou de girofle est marquée en tête. Cet aspect me plaît mais devient rapidement amandé-poudré avec l&#8217;héliotrope, puis poivré-vanillé lorsque le clou de girofle revient et que l&#8217;oeillet apparaît. Ce parfum est plus balsamique que poudré pour moi, même si on ne peut pas manquer de relever sa douceur. Il s&#8217;étire ensuite sur un interminable fond où s&#8217;entremêlent vanille, héliotrope, clou de girofle et oeillet (à noter que la note oeillet est obtenue à partir de l&#8217;eugénol, un des composants principal du clou de girofle).</p>
<p>Il a été injustement oublié et l&#8217;est encore aujourd&#8217;hui, au profit de Mitsouko et de Shalimar. Ce n&#8217;est peut être pas plus mal, car il est vrai qu&#8217;on le sent très peu aujourd&#8217;hui, et qu&#8217;il garde ainsi un peu de son précieux mystère. C&#8217;est mon Guerlain préféré et il est en bonne position dans mon Top 10 tout genres confondus. Malgré ce que l&#8217;on a pu lire ou entendre à la sortie d&#8217;Insolence, L&#8217;Heure Bleue n&#8217;a strictement rien à voir avec ce dernier, ni dans l&#8217;odeur, ni dans l&#8217;évocation, et n&#8217;avait nul besoin d&#8217;une absurde modernisation.<br />
Voir aussi le billet de <a href="http://nowsmellthis.blogharbor.com/blog/_archives/2007/5/18/2959261.html" target="_blank">Now Smell This</a> sur ce parfum (en anglais).<br />
Prenez le temps pour découvir où redécouvrir ce parfum, disponible à la Boutique des Champs-Elysées.<br />
87€ les 75ml en EDP.</p>
<p>Dessin de Paul Poiret.</p>
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		<title>Christian Dior : Dior Homme</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Aug 2007 20:28:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Poivrebleu</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un lourd flacon en verre épais, un jus d&#8217;une couleur mordorée dans lequel plonge un tube d&#8217;acier permettant de puiser une fine fragrance d&#8217;une surprenante modernité et d&#8217;un classicisme abouti. C&#8217;est Dior Homme de Christian Dior. Sorti en 2005 sous la direction artistique d&#8217;Hedi Slimane, on retrouve dans ce parfum la patte élégante que l&#8217;on]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://files.poivrebleu.com/2007/08/pub-dior-homme22.jpg" alt="" width="248" height="344" align="left" />Un lourd flacon en verre épais, un jus d&#8217;une couleur mordorée dans lequel plonge un tube d&#8217;acier permettant de puiser une fine fragrance d&#8217;une surprenante modernité et d&#8217;un classicisme abouti. C&#8217;est Dior Homme de Christian Dior. Sorti en 2005 sous la direction artistique d&#8217;Hedi Slimane, on retrouve dans ce parfum la patte élégante que l&#8217;on avait déjà sentie dans les 3 Eaux de Cologne Dior sorties en 2004 (Cologne Blanche, <a href="http://poivrebleu.com/2007/02/25/perfume-christian-dior-bois-dargent/" target="_blank">Bois d&#8217;Argent</a>, <a href="http://poivrebleu.com/2007/03/27/perfume-christian-dior-eau-noire/">Eau Noire</a>). Olivier Polge est le créateur de Dior Homme.</p>
<p>Au milieu d&#8217;un ensemble assez confus et souvent décourageant, ce masculin montre qu&#8217;il est toujours possible de faire de très belles choses en parfumerie grand public : composé avec des matières très classiques, il est d&#8217;une cinglante intemporalité (et donc modernité). C&#8217;est du déjà-senti, mais pas comme d&#8217;habitude, sans l&#8217;arrière-goût ennuyeux qui suit la plupart du temps après 2 ou 3 sniffs.<br />
Quand je dis déjà-senti, c&#8217;est surtout parce que l&#8217;on reconnait de suite l&#8217;aspect poudré-racine donné par l&#8217;iris, qui rappelle la poudre libre ou l&#8217;odeur d&#8217;anciens cosmétiques&#8230; L&#8217;iris est le fil rouge de la composition, il est translucide (comme s&#8217;il laissait passer la lumière) : c&#8217;est un effet polissant qui unit l&#8217;ensemble, apporte le détail de finition qui va parfaire l&#8217;oeuvre. J&#8217;ai vraiment cette sensation de sentir le parfum sur ma peau à travers cet iris, mais ce n&#8217;est pas un ajout ou un maquillage, c&#8217;est une autre façon de la percevoir. Dior Homme a ce pouvoir d&#8217;habiller une peau sans la farder ni l&#8217;alourdir, c&#8217;est l&#8217;illustration d&#8217;un élégance discrète et hors du commun. La réussite se trouve comme toujours au niveau de l&#8217;équilibrage des notes. J&#8217;ai senti ce parfum en 2 étages : un niveau voile qui représente ce que je décris comme l&#8217;impression de translucidité, et un niveau peau, l&#8217;iris qui s&#8217;exprime parfaitement aux 2 niveaux permet d&#8217;unifier le parfum. Pour le voile on a : l&#8217;iris, la sauge, la lavande, la bergamote puis la vanille et le cacao, à travers lesquels on va distinguer les notes plus corsées qui vont constituer <em>l&#8217;effet-peau</em> : iris, ambre, cuir, patchouli, vétiver, muscs. On ne sent pas les aromatiques très nettement au début, c&#8217;est plutôt l&#8217;iris qui domine, mais après 5 h d&#8217;évolution, une belle note de lavande-ambrée se fait sentir. Ma perception est vraiment personnelle, car je suis tributaire de ma peau et de la façon dont elle a permis à cette fragrance de s&#8217;exprimer. En effet, je ressens parfois une sorte d&#8217;animalité contenue (<em>l&#8217;effet voile</em>), arrondie et maîtrisée, là où d&#8217;autres peaux ferait sortir ce parfum de façon plus brutale, toujours aussi élégante mais moins douce. <a href="http://poivrebleu.com/2007/08/13/le-parfum-a-t-il-un-sexe/" target="_blank"><img src="http://files.poivrebleu.com/2007/08/dior-homme.jpg" alt="" width="270" height="306" align="right" /></a></p>
<p>Il va sans dire que ce parfum convient aussi bien à un homme qu&#8217;à une femme. En rapport avec ce que je disais dans <a href="http://poivrebleu.com/2007/08/13/le-parfum-a-t-il-un-sexe/" target="_blank">le billet précédent</a>, il prend sur ma peau sa voix féminine pour parler, sans discordance ou impression de décalage. Porter Dior Homme est alors uniquement une question de goût. Dior Homme a dans ses flacons tous les atouts d&#8217;un grand classique : une perception unique d&#8217;une note connue, une évolution sur la peau subtile, une utilisation fine et maîtrisée de belles matières, une excellente tenue : tenace sans être envahissante, un résultat qui se suffit à lui-même. Il aurait en effet à mon sens presque pu se passer de campagne publicitaire, tant il est clair que par simple bouche à oreille, il aurait eu le succès qu&#8217;on lui reconnait aujourd&#8217;hui. J&#8217;ai cela dit trouvé que les visuels réalisés ont été particulièrement réussis, bien en accord avec l&#8217;impression que m&#8217;a fait le parfum : simple, discret, chic. Ils me rappellent, dans le même esprit, la photo qui avait été faite pour le parfum de Narciso Rodriguez : For Her.</p>
<p>A visiter aussi la critique de Dior Homme sur <a href="http://www.auparfum.com/?Dior-Homme" target="_blank">Au Parfum</a>!</p>
<p>Disponible chez tous les revendeurs agrées en 50 ml et 100 ml.</p>
<p>Source : OsmoZ, www.dior.com, Photos du flacon : Poivrebleu.</p>
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		<title>The Body Shop : White Musk</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Jun 2007 18:51:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Poivrebleu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poudré]]></category>
		<category><![CDATA[musc]]></category>
		<category><![CDATA[parfum]]></category>
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		<description><![CDATA[The Body Shop? White Musk? Nez Bavard se serait-il perdu dans l&#8217;adversité? Alors que le billet précédent portait justement sur l&#8217;exaspération que je ressentais dernièrement en matière de marketing et de manipulation publicitaire, écrire sur White Musk de l&#8217;enseigne The Body Shop peut paraître un peu paradoxal. J&#8217;en conviens. La marque anglaise a (comme beaucoup]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>The Body Shop? White Musk? Nez Bavard se serait-il perdu dans l&#8217;adversité?<br />
Alors que le billet précédent portait justement sur l&#8217;exaspération que je ressentais dernièrement en matière de marketing et de manipulation publicitaire, écrire sur White Musk de l&#8217;enseigne The Body Shop peut paraître un peu paradoxal. J&#8217;en conviens. La marque anglaise a (comme beaucoup de ses consoeurs) une communication bien rodée, et se prévaut à grand renfort de publicité et de rabâchage dans ses catalogues, de tout un tas de valeurs on ne peut plus honorables : le commerce équitable, la défense des animaux, l&#8217;estime de soi, les droits de l&#8217;homme, la planète&#8230; tout ça, tout ça. Même si on sait bien que ces arguments sont surtout là pour nous attendrir et nous encourager à acheter, je ne peux m&#8217;empêcher d&#8217;avoir un regard légèrement sympathique sur cette enseigne. Même si elle ne réalise que le quart de ce qu&#8217;elle dit réaliser, je me dis que c&#8217;est déjà un bon quart quand d&#8217;autres ne font absolument rien. En tout cas, les prix s&#8217;en ressentent!</p>
<p><img src="http://files.poivrebleu.com/2007/06/flacon-white-musk2.jpg" alt="" width="325" height="209" align="left" />Bref, on pensera ce qu&#8217;on veut de l&#8217;enseigne, qui par ailleurs sort tout de même de bons produits, ce qui m&#8217;intéresse aujourd&#8217;hui est l&#8217;un des plus gros succès de la maison depuis sa création, la fragrance : White Musk. La toute récente campagne de publicité a attiré mon attention, alors je suis allée ressentir ce parfum, pour me remettre au goût du jour. La gamme complète a été revisitée. Il faut avouer que l&#8217;ensemble en jette pas mal. C&#8217;est comme quand vous regardez l&#8217;étagère consacrée au <a title="Lien vers le billet N°5 de Chanel" href="http://poivrebleu.com/2007/03/05/perfume-parfums-chanel-5/" target="_blank">N°5</a> de Chanel, une des lignes les plus complètes existant en parfumerie, et il faut le dire, un vrai régal pour les adeptes. Et bien là, c&#8217;est pareil, pas moyen de sentir autre chose quand on a toute la gamme.</p>
<p>Parlons de la senteur elle-même. Et soyons franche, c&#8217;est un synthétique. Qui ne s&#8217;en cache pas d&#8217;ailleurs, puisqu&#8217;on parle de musc extrait sans cruauté, ce qui ne fait nul doute, puisqu&#8217;il est gentiment produit à l&#8217;échelle industrielle en laboratoire! Le débat sur les produits chimiques contenus dans les parfums se fera une autre fois.<br />
Première observation évidente, c&#8217;est un parfum très chargé en musc (ça tombe bien!), tellement d&#8217;ailleurs qu&#8217;il neutralise un peu l&#8217;impression florale qu&#8217;il pourrait rendre, puisqu&#8217;il est visiblement composé d&#8217;un bouquet : lys, jasmin, rose, ylang. On trouve aussi : galbanum, basilic, patchouli, vanille, ambre, oakmoss et notes de pêche. Je dirais que le musc dans White Musk, c&#8217;est comme les aldéhydes dans le N°5, il apporte une dimension nouvelle et abstraite au parfum. Je pense d&#8217;ailleurs que leur origine chimique n&#8217;y est pas étrangère.<br />
Ce parfum a été senti et ressenti, et il faut savoir que, de par sa composition chimique, son évolution diffèrera assez peu d&#8217;une peau à l&#8217;autre. Ce n&#8217;est pas pour me déranger, mais c&#8217;est peut-être parce que je ne m&#8217;identifie pas de façon excessive à son odeur. Cela dit, ça ne m&#8217;étonne pas du tout que certaines femmes ne puissent plus s&#8217;en passer. Pour plusieurs raisons. La campagne de publicité nous parle d&#8217;une sensualité à l&#8217;état pur&#8230; Un parfum, c&#8217;est sensuel quoiqu&#8217;on en dise, passons ce point.  Moi je dirais surtout qu&#8217;il est très facile et très agréable à porter, et que l&#8217;on s&#8217;y attache parce que son odeur semble très personnelle, qu&#8217;elle est à la fois douce et présente et qu&#8217;il faut le dire, elle ne choque pas les narines. Les muscs blancs sont l&#8217;un des composants qui entrent quasi systématiquement dans la plupart de nos produits cosmétiques et aussi notamment dans nos lessives. Ils suggèrent une intense sensation de propre, et sont donc particulièrement appréciés dans<img src="http://files.poivrebleu.com/2007/06/flacon-huile-wm2.jpg" alt="" width="200" height="273" align="right" /> les parfums, en plus de leur pouvoir fixateur. Leur odeur dans White Musk est <em>sui generis</em>, douce, subtile, délicate, proche de la peau, et propre. Il me semble que c&#8217;est aussi pour cela que la fragrance plait beaucoup à la gent masculine. Ces messieurs, qui bien souvent râlent quand le parfum de leur chérie sent trop fort, ne sont généralement pas agressés par celui-ci et s&#8217;y attachent. Ces muscs bien que synthétiques produisent leur petit effet animal malgré tout. Je le trouve pour ma part plutôt bien réussi, relativement bien construit, les notes se déclinent de façon assez subtile, on reconnaît légèrement une pointe d&#8217;ylang et un soupçon de vanille. On les perçoit l&#8217;une comme l&#8217;autre surtout par l&#8217;aspect dense du parfum sur la peau. Mais le tout est si bien enveloppé dans la rondeur cotonneuse et veloutée des muscs, que l&#8217;on ne s&#8217;obstine pas à rechercher la présence de l&#8217;un ou l&#8217;autre des composants.<br />
White Musk s&#8217;apprécie tel quel, pour son odeur résolument moderne et tendance. Et je crois que l&#8217;on peut d&#8217;autant plus l&#8217;aimer en ne lui demandant pas plus qu&#8217;il ne peut donner. Ce n&#8217;est pas une composition ultra raffinée et d&#8217;une qualité somptueuse, mais c&#8217;est un vrai parfum de confort, commode, coquet et charmant.</p>
<p>Je m&#8217;accommode très bien de l&#8217;eau de toilette qui semble tenir plutôt bien sur ma peau puisque je la sens encore 9 h après la vaporisation. Lorsque je veux une présence plus marquée, j&#8217;utilise la crème corporelle, et en touche l&#8217;huile qui affine la senteur et parfait le fini peau.</p>
<p>Disponible dans tout les magasins The Body Shop. EDT 60ml : 27,50 €, EDP 30 ml : 27,50€</p>
<p>Photos : thebodyshop.com</p>
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