Poivre Bleu
Le blog du parfum où votre nez bavarde…
Le blog du parfum où votre nez bavarde…
19/11/11
J’ai 5 ans.
Enfin, plutôt, Poivre Bleu a 5 ans, mais c’est un peu pareil ! En effet, le 6 décembre prochain, le blog célébrera ses 5 années d’existence et Nez Bavard ses 5 ans d’écriture ! Un jour à marquer d’une pierre blanche pour sûr !
Les anniversaires sont toujours une bonne occasion de revenir sur ce que l’on a accompli, et c’est particulièrement vrai en ce qui concerne la vie d’un projet que l’on mène et qui nous tient à coeur. Après 5 ans d’évolutions, de progressions, d’apprentissages et de rencontres en tout genre, je constate avec amusement à quel point ce projet et tout ce qui gravite autour fait aujourd’hui partie de moi et me définit. Et au bout de tout ce temps, on finit par mieux se connaître et par mieux cerner ses goûts !
Ainsi, pour que cet anniversaire reste marqué dans votre mémoire (et dans la mienne), je vous propose de jouer aux devinettes et de participer au :
Grand jeu des favoris de Poivre Bleu !
Le principe est très simple : Pour les 5 ans du blog, je vous propose de deviner à l’aide des indices qui vous seront distribués, les 5 favoris de Poivre Bleu et de remporter un set de 5 échantillons des parfums en question !
L’organisation du jeu est la suivante :
- A partir du lundi 21 novembre 2011, vous êtes invités à suivre mon compte Twitter et ma page Facebook :
Je dévoilerai sur ces deux plateformes 4 indices par jour pour un seul et même parfum, et ce, durant 5 jours. Il sera question d’indices différents sur chaque site (en clair, vous avez plus de chances de trouver en suivant les deux !), soit 8 indices au total pour chaque parfum.
- Les commentaires du présent billet resteront fermés jusqu’au vendredi 25, et seront ouverts à 20 h (vous pouvez me joindre à l’adresse mail suivante : juliette<at>poivrebleu.com d’ici là, si besoin) :
A partir de là, le premier lecteur qui poste un commentaire avec les bons favoris remportera un set de 5 échantillons de 10 ml des parfums en question.
- Dernier avantage, le gagnant ou la gagnante sera convié(e) à participer au dîner d’anniversaire de Poivre Bleu, prévu le 18 décembre 2011 à Paris (où le set pourra être récupéré !), en compagnie de moi-même et d’une partie des perfumistas les plus actifs de la blogosphère !
A vous de jouer !
31/10/11
Commençons par une information de la plus haute importance : Je veux être Eva Mendes. C’est pas compliqué, débrouillez-vous, ce soir je vais me coucher, demain, quand je me lèverai, je serai Eva Mendes. La dernière fois, c’était à Jerry Hall que je voulais ressembler, mais bon, il faut vivre avec son temps n’est-ce pas ? Voilà, donc, partons du principe que ce point est acquis, maintenant on va peut-être pouvoir parler d’Angel Eau de Toilette.
Je ne reviendrai pas sur le thème du « C’est pas le bon parfumeur qu’on a choisi pour l’EDT », le débat a fait rage sur d’autres blogs que le mien. Je pense d’ailleurs que ce débat est stérile dans la mesure où tous les acteurs de l’industrie sont responsables du vide intersidéral qui continue de régner sur la « paternité » des formules en parfumerie.
En revanche, je m’exprimerai volontiers sur l’arrivée à point nommé de cette eau de toilette. Vous l’avez sûrement remarqué comme moi, mais aujourd’hui, lorsqu’un parfum est lancé en EDP, il faut attendre, disons, 1 à 2 ans maximum pour voir l’EDT suivre, comme une gentille petite soeur, qui effectuera son travail de remplissage de l’espace visuel et sonore (« Laissez-moi vous faire essayer la NOUVELLE Eau de Toilette de Bidule-Chose Madame! ») pour la marque, ayant l’excuse d’être une nouveauté. Le but étant de permettre aux clientes qui auraient découvert l’EDP mais n’auraient pas succombé, de retenter leur chance avec une version un peu différente, plus légère, généralement un peu plus propre et plus fraîche. J’ai personnellement plus de facilité à entendre ce discours lorsque les deux concentrations sont lancées en même temps. Mais dans ce monde gouverné par la nouveauté, on ne peut pas se permettre de rater une occasion de faire du bruit !
Sur le cas d’Angel néanmoins, il y a prescription. Attendre 19 ans pour sortir une nouvelle concentration (L’EDP est sortie en 1992), c’est tout de même autre chose. Cela dit, la manière dont la création de ce parfum a été abordée s’appuie sur une tendance sérieuse en parfumerie depuis 2 ans, et qui est celle de réinterpréter les classiques. Le but étant de faire redécouvrir aux fidèles et surtout aux jeunes générations ces classiques (avec le but sous-jacent de faire repartir l’ensemble de la ligne).
La démarche des parfums Thierry Mugler sur cet opus n’est donc pas d’une originalité renversante, mais elle est logique, vu la tendance. Et puis, peut-être ai-je été influencée lors de mes tests pour cet article, mais en ressentant la version EDP, j’ai eu la sensation qu’elle appartenait à une autre époque. Cette impression restera sûrement très personnelle, car quoi qu’on en dise, la référence qui vend le plus de flacons en France, et j’insiste sur le nombre de flacons, c’est bien Angel EDP (Oui, parce qu’en terme de CA, on le sait, c’est Dior avec son J’adore de malheur…).
Et alors, cette EDT, elle réinterprète bien ? Je vous répondrai qu’une de mes inquiétudes avec l’arrivée de ce lancement, était de voir l’originalité des parfums de la maison Mugler se perdre dans les marasmes de la facilité, et enfoncer la porte ouverte de la fraîcheur proprette et fruitée qu’on nous ressert encore et encore depuis… bah depuis J’adore justement ! Le résultat, c’est que cette EDT, concrètement, est moins originale que sa grande soeur… Mais, elle a le mérite de garder la signature Mugler dans ses veines, et surtout la signature et l’esprit d’Angel… ce qui n’a pas dû être évident à réussir non plus. La structure se retrouve dans la fraîcheur de la tête, le fruité du coeur et l’aspect plus riche et plus dense du fond. La différence, c’est que cette fois-ci, la luminosité est entrée dans la rondeur et a redéfini assez radicalement l’effet apporté par chaque matière (cette luminosité qui est une autre des grandes tendances de fond depuis 3 – 4 ans). Les agrumes et les fruits rouges prennent plus de place dans le corps du parfum, alors que la dimension chocolatée est carrément revue en sourdine, voire a quelque peu disparu. Elle s’exprime toujours grâce au patchouli, mais un patchouli frais, un peu liquide et translucide (sûrement le résultat d’une distillation fractionnée et l’utilisation d’isolats spécifiques). Un fond boisé moderne (bois ambré et légèrement sec) apporte le twist final à cette EDT lumineuse et scintillante. Et au passage, le flacon sublime parfaitement cette sensation. L’EDT est ainsi plus montante, plus fraîche, résolument plus actuelle, et donc peut-être un peu plus consensuelle.
Si Angel EDP évoquait les sucreries, le chocolat et le caramel, l’EDT me fait penser à ces bonbons acidulés qui piquent la langue et vous font saliver. Quoiqu’il en soit, moi je salive toujours dans l’attente d’un nouveau Mugler, et il faut bien le dire, peu, très peu de marques en parfumerie savent encore nous maintenir dans cette attente.
28/09/11
Les femmes, dans l’univers de Tom Ford, n’ont définitivement pas cet aspect doux et réconfortant qu’on leur prête parfois dans d’autres circonstances. Violet Blonde, le dernier lancement de la marque dans la collection « grand public » persiste et signe dans cette image d’une féminité ultra-sensuelle et un peu agressive, il faut bien le dire. Bien que la communication soit moins sombre et intrigante qu’avait pu l’être celle de Black Orchid, les codes restent les mêmes, visuellement mais surtout olfactivement.
C’est souvent un plaisir de découvrir un parfum de la marque, car question originalité, on est quand même rarement déçu, ce qui nous change un peu de la soupe ambiante que l’on retrouve à 95% le reste du temps.
Violet Blonde ne sent pas la violette (ou pas trop). Et il ne me fait pas non plus penser à une blonde. Mais sur ce dernier point, je dois
reconnaître que c’est parce que j’ai immédiatement pensé au personnage de Violet dans le film Bound des Frères Wachowski, sorti en 1996. Mais cette association, une fois le parfum sur la peau, ne m’a pas semblée inadaptée. L’esprit général du parfum reste bien celui d’une femme très attirante, sûre de ses charmes et relativement mystérieuse.
Le départ est frais, mais le parfumeur nous a quelque peu épargné l’habituelle entrée en matières agrumes pour travailler plutôt un départ fruité – poire, à peine lacté, qui n’est pas sans rappeler l’ouverture d’Aimez-Moi de Caron. Très vite, le caractère poudré du parfum se développe, en passant par un stade velouté (chair du fruit) avant de dériver vers un aspect un peu plus cosmétique mais sans l’effet « cocooning » qu’on accorde souvent à ces notes. Non, la féminité de ce parfum, bien qu’évidente, est plus dangereuse et venimeuse que cela. Et le stade suivant le confirme, puisque l’évolution du parfum se décale au fil du temps vers un aspect peau (note cuir et feuille de violette) et à peine épicé… par du cumin. L’épice en tant que telle n’est pas citée dans la pyramide officielle, mais la petite touche de transpiration caractéristique du cumin est bien là et elle se fond dans l’aspect poudré des graines d’ambrette (le même poudré que dans Urban Musk de la Private Blend) et dans la note animale du jasmin sambac. Le parfum se conclut sur un fond boisé – musqué de vétiver et de cèdre et laisse une impression dense et un peu intrigante.
Car au final, je n’aurai trouvé ni la violette, ni la blonde dans ce parfum. Les notes habituelles utilisées pour reconstituer la violette dans un parfum sont présentes (méthylionone et iris) mais n’ont pas l’aspect daté, lourd et écrasant qu’elles ont parfois. Et la blonde… eh bien je la cherche toujours en fait, mais je ne saurais pas vraiment dire pourquoi je ne la trouve pas.
Et vous, l’avez-vous trouvée?
1/09/11
Ajout du 7 septembre 2011 : Chers tous, après 7 jours, voici que les inscriptions pour la soirée sont bouclées! Il n’est désormais plus nécessaire d’envoyer d’e-mail pour vous inscrire, sauf si vous souhaitez que l’on se souvienne de vous pour la prochaine édition! Merci à toutes et à tous pour votre engouement et rendez-vous le 14!
Chers amis, chers lecteurs, chers amateurs de parfum, c’est avec un grand plaisir que nous déclarons ouverte, mes camarades et moi-même, la procédure des inscriptions pour la soirée du 14 septembre prochain!
L’Atelier Histoires Vintage, monté en collaboration avec les Ateliers Parfums Thierry Mugler vous propose de venir redécouvrir les grandes œuvres qui ont construit l’histoire de la parfumerie dans une version ancienne, une version vintage ! A nous discussions, échanges, débats et rires pour cette nouvelle soirée des Lecteurs que nous avons voulue pour vous et préparée pour vous!
Il se déroulera, comme l’année dernière dans les locaux de Thierry Mugler près de l’Opéra Garnier : 49 avenue de l’Opéra 75002 Paris, à partir de 19 h. (Métro Opéra / RER Auber)
Pour vous inscrire, il suffit d’envoyer un mail à : constance.deroubaix@clarinsgroup.net
Le nombre de places est limité à 40 participants : plus tôt vous écrirez, plus tôt vous aurez une chance de venir ! Vous serez informé de la clôture des inscriptions par une note sur nos blogs respectifs. Nous vous remercions de bien vouloir préciser votre nom et votre prénom, ou le pseudonyme sous lequel vous souhaitez être enregistré, afin que nous puissions vous délivrer votre badge à l’entrée.
Venez nombreux !
15/08/11
Et oui, on vous l’avait promis la dernière fois, cette année : on recommence !
Olfactorum, Ambre Gris, My Blue Hour et Poivre Bleu vous convient à la nouvelle Soirée des Lecteurs organisée en collaboration avec Les Ateliers de Parfums Thierry Mugler, le 14 septembre prochain à 19h.
Pour ce nouvel atelier, nous vous proposons de venir découvrir 12 grands classiques de la parfumerie dans une version vintage (20 ans d’ancienneté minimum garantis), et de pouvoir ainsi vous faire une idée de la distance qui existe entre les différentes versions d’un même parfum (sachez cependant que nous ne vous proposerons pas de version actuelle lors de la soirée, le programme étant déjà bien chargé!). Inutile de vous dire que c’est une occasion unique pour vous et nous, amoureux et amateurs de parfums de nous réunir à nouveau, et d’échanger sur ce sujet passionnant et intarissable qu’est la parfumerie!
Si vous êtes intéressés, n’oubliez pas de bloquer votre soirée du 14 septembre : toute la procédure d’inscription vous sera communiquée dans le billet du 1er septembre prochain.
12/08/11
Oui, j’assume parfaitement d’avoir écrit le titre le plus kitsch de toute l’histoire de Poivre Bleu. Mais, c’était trop tentant. Pour ceux qui n’auraient pas compris le clin d’oeil, vous trouverez ici, le sens de tout ceci.
Plus sérieusement, je vous retrouve pour un nouveau billet à la suite de la publication par Jeanne d’Auparfum, sur son mur Facebook, d’une information qui a suscité un enchaînement de réflexions, et je voudrais vous les faire partager. Pirate-Parfum.fr, un site de vente en ligne de parfums a jeté un pavé dans la marre d’eau stagnante qu’est celle de la Parfumerie actuellement. Proposer des parfums peu ou pas chers, d’une qualité comparable à ceux des grands parfums du marché, c’est certes un grand défi. Mais affirmer pouvoir soutenir la comparaison avec ces mêmes parfums, c’est encore plus fort ! Le propos de Pirate Parfum se base sur le fait que les essences qui constituent les fragrances n’appartiennent à personne et que la façon dont sont distribuées aujourd’hui les créations ne les mettent peut-être plus assez en avant. C’est dans un esprit rebelle, avec un arrière-goût de sans foi ni loi que ces pirates du parfum entendent maintenir leur commerce qui joue cependant sur une pente relativement glissante tant sur le plan juridique (car instable) qu’éthique.
Concrètement, le site vous propose à des prix défiant toute concurrence des parfums construits autour des mêmes notes olfactives que d’autres créations de grandes marques présentes dans le commerce, en les reliant sur le principe de la comparaison. S’agit-il de véritables contre-types ou d’imitations réussies ? Il faudrait tester pour le savoir ! Quoi qu’il en soit, le concept est bordé et bien ficelé, puisqu’actuellement il n’est pas encore possible de protéger un parfum par le régime du droit d’auteur. Seul le design du flacon, du packaging et la marque sont des éléments déposés qui ne peuvent être utilisés impunément par des tiers. Depuis plusieurs années, les différentes juridictions se renvoient la balle, accordant tour à tour un droit de protection ou non aux fragrances. Bien que les textes de lois laissent penser que les parfums pourraient constituer des oeuvres éligibles aux droits d’auteur, et que certains jugements en première Instance ou en cour d’appel aient accordé leur protection aux parfums en les qualifiant d’oeuvres originales, les jugements en cour de cassation ont quasiment systématiquement rejeté les pourvois. En effet, dans un jugement du 22 janvier 2009, la Cour a jugé que « la fragrance d’un parfum, qui procède de la simple mise en œuvre d’un savoir-faire, ne constitue pas la création d’une forme d’expression pouvant bénéficier de la protection des œuvres de l’esprit par le droit d’auteur » (Civ. 1re 22 janv. 2009, n°08-11404). Pour un extrait des différentes décisions de justice rendues sur le parfum, cliquez ici.
Cette position, tout bon parfumeur, amoureux ou amateur de parfum vous affirmera qu’elle est erronée et bien en dessous de la réalité. Il suffit pour cela de citer l’un des parfumeurs les plus prolixes de son vivant sur le sujet de la Parfumerie en tant qu’art : Edmond Roudnitska. « Notre recherche, purement intellectuelle, est le fruit d’une laborieuse expérience n’ayant rien à voir avec la science ni avec l’industrie. Nous composons avec un bloc de papier et un crayon. Après avoir imaginé une forme olfactive, un thème de parfum, nous inscrivons une colonne sur notre feuille, et de mémoire (…), les noms des produits odorants qui, conjugués esthétiquement dans des proportions que nous choisissons intuitivement, nous paraissent devoir conduire à la forme olfactive que nous avons imaginée. Il n’y a dans cette démarche rien d’industriel, mais une véritable création de l’esprit » (Que-Sais-Je n°1888, ancienne édition). Il y a donc un décalage criant entre ce qui est vécu concrètement au sein de la profession et la manière selon laquelle sont considérés aujourd’hui les parfums par l’opinion publique. C’est un débat long et laborieux qui suscite des réactions très variées, même au sein de l’industrie.
Est-ce bien correct, alors, d’exploiter une situation aussi complexe ? D’exploiter un flou juridique, qui laisse finalement assez de latitude à ceux qui le souhaitent pour utiliser le silence de l’industrie à ce sujet ? J’ai envie de dire que oui. La parfumerie a toujours rechigné à prendre position sur ce terrain, ou n’a en tout cas jamais cherché à influencer de manière suffisante les textes de lois, aussi bien que le grand public, pour que le statut d’oeuvre de l’esprit soit accordé aux fragrances. Il ne faut donc pas s’étonner aujourd’hui que les parfums en soient réduits à ce niveau : celui de vulgaires produits de consommation que l’on peut copier quasiment impunément puisque les formules ne sont pas brevetables (et n’auraient aucun intérêt à l’être) et que les formes olfactives (le rendu global d’un parfum) n’est pas protégé. En fait, le parfum, c’est un peu comme du yaourt.
La position de Pirate Parfum dans tout ceci n’est peut-être pas très louable, ou éthique, mais elle est clairement maline. Et j’en suis presque à me demander si les fondateurs n’ont pas aussi entrepris cette démarche pour faire réagir le secteur. Pirate Parfum joue aussi sur des éléments de fond de la parfumerie, et qui n’ont peut-être pas été compris par l’industrie aujourd’hui. Tout les monde n’est pas logé à la même enseigne, mais de plus en plus de consommateurs se rendent compte d’une chose assez simple : on aime une odeur avant d’aimer une pub. Et on ne veut plus payer le coût de la pub et du marketing lorsque l’on achète un flacon. C’est d’ailleurs pour cela que les marques de niches rencontrent autant de succès depuis quelques années. Mais le problème du prix n’est là encore, pas résolu, car mettre pas loin de 100 euros dans une bouteille de parfum, clairement, toutes les bourses n’en sont pas capables, surtout si elles n’y voient pas un intérêt particulier.
Je n’ai pour ma part aucune information réelle sur le prix de revient des formules des grands parfums qui servent de comparaison à ceux de Pirate Parfum (qui sont tous des parfums du Top 20 féminin et masculin d’ailleurs), ils sont sûrement assez disparates en fonction des fragrances. Mais concrètement, vendre des parfums de qualité autour de 30 euros, compte tenu d’un minimum de bénéfices à réaliser et des dépenses de structures, c’est très dur. Après, je ne demande qu’à voir !
A votre avis, l’arrivée de ce site pourra-t-il mener à une évolution de mentalités ? Et que pensez-vous de la démarche de Pirate Parfum ?
Vous trouverez ici, là et encore là des sources d’informations intéressantes dont je me suis servie pour la rédaction du billet.
25/07/11
Revenir de vacances, surtout lorsqu’on est partie loin, ça fait toujours un drôle d’effet. Mercredi soir dernier, j’ai quitté un Montréal au beau fixe, nonchalant et chaud. Jeudi, j’ai posé les pieds sur le sol d’un Paris morne, frisquet et honnêtement, déprimant.
Je dois reconnaître que les 3 semaines que j’ai passées là-bas n’ont pas été centrées sur le parfum, même s’il ne m’a jamais quittée puisque j’ai passé mon séjour à renifler le cou de mes amis en m’extasiant chaque fois que l’occasion se présentait. N’ayant pas énormément vadrouillé dans le pays, j’aurais du mal à donner une vision exhaustive de la situation du parfum au Canada ou aux Etats-Unis puisque j’ai réussi à faire un saut à New York. Cela dit, quelques éléments m’ont marquée.
Le parfum outre-Atlantique ne revêt pas le même rôle que sur le vieux continent et plus particulièrement en France bien sûr. J’ai eu l’occasion de discuter avec une Française installée au Canada depuis plus de 15 ans qui m’expliquait qu’elle n’avait pas su abandonner cette partie de sa culture maternelle, associant assez naturellement son parfum à une certaine forme d’identité. Pour ses enfants et son mari en revanche, autant il est inconcevable de sortir sans son déodorant, autant porter du parfum est parfois du domaine de l’étrange ou plus simplement de l’inutile.
Les Nord-Américains sont assez peu identifiables en terme d’odeurs corporelles, peut-être parce qu’ils les traquent plus que chez nous. La famille qui m’a reçue à Québec a régulièrement fait l’aller-retour en France, et ses membres m’ont avoué en souriant que « les Français sentaient » et que cela se remarquait particulièrement pour quelqu’un qui vivait au Canada.
Je dois dire qu’après un mois, cette observation assez amusante s’est révélé véridique. L’arrivée au terminal à Roissy a été un concert d’odeurs corporelles diverses et variées, pas forcément désagréables, mais largement plus présentes qu’à mon arrivée au Canada un mois plus tôt. Mais surtout, le plus marquant, ce sont les parfums. Les Français sont résolument des gens parfumés. J’ai souri face au plaisir que j’ai pris à croiser le sillage d’une jeune femme, et j’ai presque éclaté de rire lorsque je me suis retrouvée excitée comme une puce au Sephora de la rue de Rivoli : « Ooooh des parfums partout !! » ai-je dit ! Qui aurait cru un jour que retrouver un banal Sephora m’aurait fait autant plaisir ??
Et vous, quelles sont vos expériences parfumées à l’étranger ? Et comment avez-vous vécu votre retour en France (dans le cas où vous êtes rentrés bien sûr) ?